EDF au cœur de 3 grandes interrogations en suspens…

Jacques Percebois et Boris Solier

Jacques Percebois, professeur émérite à l’Université de Montpellier (CREDEN)
Boris Solier, maître de conférences à l’Université de Montpellier, Expert Cyclope

À ce jour, trois grandes questions impliquant EDF demeurent en suspens : le futur statut du groupe, le devenir du mécanisme ARENH et le financement du « nouveau » nucléaire. La mise en œuvre des projets en discussion pourrait conduire à davantage de régulation au détriment du marché…

Le statut d’EDF : aigle à deux ou trois têtes ?

La relative compétitivité du nucléaire historique français continue de gêner la Commission européenne qui voudrait que ce nucléaire devienne une « essential facility » au sens anglo-saxon, un peu comme les réseaux : autrement dit, tout le monde devrait profiter de cet actif (l’opérateur historique comme ses concurrents).

Le projet actuellement en débat consisterait à scinder EDF en trois composantes : EDF « bleue » qui regrouperait le nucléaire et le réseau RTE au sein d’une entreprise totalement publique (peut-être un EPIC ?), EDF « azur » qui gérerait les concessions hydrauliques (entité en partie publique, les concessions hydrauliques devant être mises aux enchères au fur et à mesure de leur renouvellement), et EDF « verte » (dont le capital pourrait ou non être partiellement ouvert) qui comprendrait les activités ouvertes à la concurrence, à savoir la commercialisation du kWh, les services annexes, la production renouvelable (hors hydraulique), les centrales à gaz mais aussi le réseau de distribution Enedis. Pour rappel, les centrales à charbon du parc électrique français doivent par ailleurs être arrêtées en 2022. Une variante consisterait à ne faire que deux « têtes » si EDF « azur » devenait une filiale d’EDF « bleue ».

L’aigle EDF deviendrait ainsi une sorte de société holding avec deux ou trois filiales.

Quel devenir pour l’ARENH ?

Pour réformer le mécanisme ARENH (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), la solution de base consisterait à accroître le volume de la production nucléaire pouvant être racheté par les concurrents d'EDF (de 100 TWh par an actuellement à 150 TWh par an, soit près de 40% de la production nucléaire annuelle d’EDF) mais en revalorisant en contrepartie son prix qui pourrait passer de 42 €/MWh à l'heure actuelle à 48 €/MWh (la presse a plusieurs fois mentionné une fourchette de 45 à 50 €/MWh pour tenir compte des coûts supplémentaires de maintenance du nucléaire historique).

Toutefois, les pouvoirs publics semblent s’orienter de plus en plus vers un système dans lequel l’ARENH serait généralisé à 100% de la production nucléaire, dans l’hypothèse où la scission d’EDF serait mise en œuvre. EDF « bleue » vendrait tout le nucléaire à un prix régulé et à tous les fournisseurs (et EDF « verte » achèterait ainsi, comme les autres, la production nucléaire audit prix régulé).

Il avait été envisagé dans un premier temps un mécanisme de « corridor » prévoyant une cession de la production nucléaire ARENH au prix du marché de gros mais avec un prix-plafond et un prix-plancher. Mais ce système complexe risquerait de soulever de nombreuses difficultés pratiques(1) et la solution d’un prix régulé unique semble être préférée.

Précisons que la CRE a annoncé le 30 novembre 2020 avoir « reçu pour l’année 2021 un total de demandes de 146,2 TWh d’électricité formulées par 81 fournisseurs(2) » (contre 147,0 TWh de demandes par 73 fournisseurs pour 2020). Le plafond étant fixé à 100 TWh, « chaque fournisseur concerné recevra une quantité d’ARENH égale à 68,39% de sa demande » en 2021.

Quel financement pour le nouveau nucléaire ?

Les pouvoirs publics envisagent le projet de lancer la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires (3 paires de 2 réacteurs « EPR2 » dont la construction démarrerait entre 2024 et 2032). Ce programme coûterait de l’ordre de 47,2 milliards d’euros (en euros 2018), financé à concurrence de 54% par des subventions publiques et de 46% par EDF.

Mais pour être acceptable par Bruxelles, un tel schéma suppose que la réforme du statut d’EDF soit mise en œuvre(3). Pour rentabiliser l’opération du côté d’EDF, un mécanisme de type « contrats pour différences » serait mis en place à l’instar de ce qui est acté aujourd‘hui au Royaume-Uni pour la centrale d’Hinkley Point C.

Le prix de cession du nouveau nucléaire devrait évoluer entre un prix-plancher et un prix-plafond de façon à ce que le rendement du capital investi par EDF garantisse in fine un taux de rendement interne (TRI) compris entre 5,5% et 8,5%(4). Un mécanisme de « corridor » serait ainsi retenu pour le « nouveau » nucléaire à défaut de le mettre en œuvre pour le nucléaire « historique ».

La régulation deviendrait la norme…

De nombreuses questions restent toutefois toujours ouvertes, notamment au sujet de la mise aux enchères des concessions hydrauliques et de l’ouverture du capital d’EDF « verte ». Beaucoup craignent un démantèlement de l’opérateur historique, un contrôle de certaines activités rentables par des fonds étrangers (notamment chinois).

Une chose est sûre : la réforme du statut de l’entreprise, celle de l’ARENH et celle du financement du nouveau nucléaire sont étroitement liées. Ces réformes encore en discussion sont nécessaires pour le groupe EDF, pour relancer le nucléaire d’une part et lutter d’autre part contre le départ de nombreux clients (150 000 par mois)

Avec de telles réformes, la régulation deviendrait la norme puisque les prix du nucléaire (ARENH comme nouveau nucléaire) et ceux des renouvelables (électricité vendue à des prix garantis) échapperaient largement aux lois du marché. Seules les productions des centrales hydrauliques et thermiques fossiles seraient écoulées au prix de gros.

Peut-on encore parler d’un « marché » de l’électricité lorsque, comme c’est le cas en France, les deux tiers du prix TTC du kWh sont fixés hors marché (tarifs d’accès aux réseaux et taxes) si, en plus, les prix de près de 80% des kWh « sortie centrale » sont eux aussi régulés ?

Sources / Notes
  1. Surtout si l’écart entre le prix-plancher et le prix-plafond est faible (un écart de 6 €/MWh était envisagé).
    Percebois, J. et Solier, B. (2020). La régulation du prix de l’énergie nucléaire en France : de l’ARENH au « corridor », Working Paper Université de Montpellier, HAL.
  2. Hors fourniture des pertes des gestionnaires de réseau et hors filiales d’EDF.
  3. Les subventions publiques ne donnent pas lieu à remboursement, ni à versement de dividendes.
  4. Rapport du GT Financement du nouveau nucléaire, juillet 2020.

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Commentaire

Ju kch

Des melimelos de compte. Au final la finance publique va faire construire des EPR a des tarifs non maîtrisé et a preuve du contraire qui ne fonctionne toujours pas en france. Pourquoi vouloir continuer a produire plus d'energie au nucleaire. Les centrale actuelles vont pouvoir etre prolongé. Le cout du dementellement et de la pollution des sites n'etant pas maîtrisé, arretons de construire de nouveau site. Fabriquons de l'energie verte et renouvelable, il sera toujours temps de relancer des mini centrale pour les pic hivernaux si besoin.

gautier

Et émettons d'énormes quantités de CO2 (dues au charbon) comme le font l'Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, tous ces pays possédant d'énormes parcs de ENR (relativement à la taille du pays) variables ou intermittentes !

Schricke

Ah ! Mr Rochain a trouvé un nouveau supporter ! Mais il faudrait qu'il révise un peu ses "classiques" !

denis

Nous n'avons pas besoin te tous ces EPR envisagés, c'est donc de l'intox pour faire passer la pilule du démembrement
d'edf. Cette opération devait plaire aux allemands, qui voudront les avoir prés de leur frontière dans l'alsace lorraine
un peu leur pays. l'état a obligé EDF a racheter aréva, et a construire des EPR en angleterre.cces EPR ne sont presque
plus fabriquer en France, nos usines ferment, donc l'astuce macronite sera de partager l'ensemble avec nos plus gros
voisins, genre 51 % pour eux, nous les papiers et la responsabilité, eux la fabrication.
Framatome allemagne, a signé un gros contrat pour réaliser un nouveau combustible nucléaire, c'est déjà le début
de la fin. et ce n'est pas fini.

Mitch

Remplacez l’expression électricité nucléaire par pétrole brut et vous obtenez une situation inacceptable pour tout pays producteur de pétrole. Verra-t-on le Danemark devoir vendre son pétrole à prix réglementé à ses concurrents ?
Avec le pétrole, ce genre de situation aboutirait à des tensions géopolitiques intenables, voire, à une guerre.
Les centrales nucléaires sont le petrole brut de la France. Cette mainmise de la Commission sur Edf est inacceptable.

Hervé

Bonjour
Peut être dans le futur mais pour le moment, le pétrole Brut de la France reste ... le Pétrole Brut !
Et c'est bien ça le problème!

Rochain

Le budget de 47 milliards pour 6 EPR est une plaisanterie tragique, ce sera entre 100 et 120 milliards. La démonstration est faite.!
Aucun EPR construit n'a respecté son budget allant de SEULEMENT plus 60% jusqu'à 4 fois le budget. Et ceux en cours de construction ont déjà annoncé des dépassements tant de budgets que de délais. Alors d'où viendrait le miracle ? Et comme pour les EPR Actuels, dans 10 ans tous ces nucleocrates viendront me dire "On ne pouvait pas le savoir avant, mais maintenant qu'on a l'expérience on peut en construire 6 autres pour moins de 50 milliards.... et il y aura encore des nucleocrates pour dire que c'est la seul solution.... Cette bêtise est à vomir.

Bjd

Intolérable Mr Rochain, vous pouvez nous rappeler la votre de solution? 25 GW ( 25 centrales nucléaires équivalent)en soleil et vent implantés en France depuis 10 ans pour 150Md€ engagés en subventions + le prix d'achat de l'électricité, dont déjà 50 payés par la CSPE, voir plus pour les raccordements multiples supplémentaires engagés, pour 8% de production pas toujours au bon moment....cela n'a pas permis de diminuer la production d'électricité carbonée en France toujours égale à 9% de la production....Preuve est faite que la transition électrique est un mensonge d'état....Européen qui n'a pour but que la spoliation des Français point barre.
Cet argent à servi à alimenter les bénéfices privés, peut être même vous en faite partie ce qui expliquerait pas mal de vos propos, ce que vous commencez à comprendre au détriment de la nation, pour un service rendu dégradé au client (effacements en vue), pertes d'emplois certaines , des importations massives de matériel . Rien sur les GES.....pour nous mettre des moulins de 200m de haut maintenant....pour rien. D'ailleurs plus impactant que le nucléaire en GES au moins sans parler de la dévalorisation de l'immobilier...
Cet argent aurait été bien plus utile ailleurs....c'est 4 fois la capitalisation d'EDF...Avec vos raisonnements c'est imparable et on y va la France tombe dans le gouffre...ts les jours on le constate...zéro pointé en math pour nos enfants....arrêtons de nous testez pas plus loin svp

Serge Rochain

Désolé, toujours les mêmes âneries, tenez rien qu'en ce moment même l'éolien produit comme plus de 7 centrales nucléaires et le solaire plus de 2 avec trois fois rien, et heureusement qu'hydraulique et gaz sont là devant la faillite du nucléaire avec ses réacteurs arrêtés pour un oui pour un non, et pour des arrêts allant jusqu'à deux ans.... un manque de fiabilité évident
Fin août et début septembre avec une puissance maxi sortie de 27GW pour un besoin de plus de 50 heureusement que l'importation était la notamment des électrons éoliens allemands que vous haïssez et nous fournissant l'équivalent de ce que produisent 15 réacteurs nucléaires..... quand ils fonctionnent.
Alors cessez vos âneries vous n'êtes qu'une bande de neuneus stupides incapable de voir que le monde évolue., adieu.

Et je ne vous parle pas de

Bjd

Encore une fois Mr ROCHAIN propos fallacieux, les 20 premiers jours de Septembre il n'y a que très peu de vent en Europe en France comme en Allemagne, les importations sont quotidiennes et viennent principalement des centrales à combustion Allemandes il est va jusqu' 6500MW? La fermeture de Fessenheim est prégnante elle aggrave la situation due au COVID. des que le vent revient nous sommes souvent plus exportateur....vous savez bien que l'Allemagne paye 700M€/an aux producteurs éolien pour compenser le surplus de production qu'ils effacent par grand vent. Les faits sont têtus, avec 100 centrales nuc équivalent en vent les Allemands ne peuvent pas fermer les dernières tranches nucléaires et ont un impact GES électrique 4 fois plus important que le notre sans parler du cout de l'électricité....le GIEC et l'ONU ne sont pas de votre avis...les Etat Arabes Unis non plus, ils démarrent leurs centrales nucléaires!

Serge Rochain

Bien sûr, les renouvelables produisent plus que le charbon en Allemagne, et de plus en plus depuis 2018 mais bien sur nous faisons très attention à filtrer uniquement les électrons produits à partir du charbon dans nos importations pour pouvoir baver sur l'Allemagne et son charbon...... vous êtes vraiment de plus en plus minable, pauvre type une telle mauvaise foi vous fait entrer dans la catégorie des indésirables où vous allez rejoindre ce roquet de Schrike et quelques autres.

Bjd

Vraiment tous vos propos sont fallacieux, on est bien d'accord qu'il n'y pas de fil vert et c'est bien dommage, d'ailleurs on devrait faire un réseau électrique que du renouvelable intermittent pour alimenter les inconditionnels du vent et du solaire, sans autre secours. Mais puisqu'il faut vous le rappeler quand il n' y a pas de vent et qu'on importe pendant 20j de l'électricté Allemande, elle est produite par du charbon du gaz et le nucléaire qui leur reste . La valeur moyenne du co² eq emis par l'électricité en France est de 70gr/kwh contre 400, j'écris bien quatre cent quatre gr /kwh Allemand. encore une fois je comprends pourquoi vous devenez agressif, ce n'est pas la peine vous êtes démasqués depuis longtemps. D'ailleurs cet acharnement dans le déni est un point d'interrogation pour moi. Inconditionnel de l'Allemagne qui nous spolie? business perso à défendre?, rassurez vous j'aime bien les Allemands quand ils sont honnêtes.
La lutte contre le réchauffement climatique est de diminuer drastiquement les émissions de GES , recommandations du GIEC,AIE...hors l' Europe Allemande nous a truandé en présentant les ENRi comme vertes , bonne pour le climat pour en fait diminuer son nucléaire et celui de la France qui fait tâche. En fait les GES 'Allemands sont énormes malgré les 100Gw d'éolien installés, et la France après avoir engagé en 10 ans 150Md€ seulement en subventions pour 25 Gw en Enri n'a pas pu baisser sa production (certes faible 10% du total électrique) d’électricité grise....faute àla non pilotabilité des ENRi, et en plus on efface les consommations pour s'adapter à l'intermittence. C'est imparable et constaté tous les jours. sans stockage massif et ce n'est pas pour demain c'est une gabegie sans nom de développer plus avant l

Jean Blin

On voit bien les buts de la commission européenne sous direction allemande : néolibéralisme frénétique au profit d'investisseurs privés en éliminant les obstacles industriels que sont les entreprises publiques construites par l'effort des nations après guerre avec l'argent des citoyens-contribuables, et EDF est de ces industries qui ont un statut et un mandat de service public. Les Français ne laisseront pas faire ça. La filière nucléaire malmenée par les gouvernants couchés devant le libéralisme depuis Mitterrand dès 1983 va retrouver sa cohérence et son efficience.

Claude Massot

Pour Jacques Percebois et Boris Solier
Université de Montpellier CREDEN

Bonjour

Suite à votre article dans Connaissance des Énergies, présentant le programme de constructions des centrales nucléaires EPR, je m'étonne que vous ne teniez pas davantage compte des incertitudes techniques sécuritaires pour les futurs EPR.
Je rappelle que SuperPhénix s'était terminé par un fiasco à 13 milliards d'euros, à cause d'un problème de soudure des circuits de sodium fondu inflammable à l'air.
Il me semble crucial de savoir si les EPR chinois ont été vérifiés avec le même niveau de sécurité que les normes occidentales et européennes.
Mes travaux théoriques conduisent à penser que lors d'une fusion du coeur, et du contact du corium avec l'eau, contrairement aux théories actuelles, l'explosion n'est pas seulement une explosion de vapeur ou une explosion d'hydrogène mais aussi une explosion simultanée de vapeur et d'hydrogène. En effet aux températures du Corium peut se produire la dissociation de l'eau en hydrogène et oxygène avec un effet cumulatif à la pression de vapeur.Ce phénomène semble ne pas avoir été pris en compte, jusqu'ici.
C'est ce qui me semble expliquer la violence des explosions et les dégâts causés, par la lave des volcans et par les accidents nucléaires.
Il me semble urgent d'inclure les risques de ce mécanisme dans les évaluations actuelles .
Il me semble totalement irresponsable comme l'avait déjà pressenti Thomas Piquemal, à ses dépens, de lancer des investissements géants tant que ces problèmes restent irrésolus, si l'on ne veut pas ruiner notre pays ou en tout cas EDF.
Je me tiens à votre disposition pour des éclaircissements sur ce point crucial de sûreté thermo-physico-chimico-nucléaire dans nos pays européens.
Cordialement
Claude MASSOT Ingénieur École Centrale de Paris, M. Sc., Ph. D.
Initiative Physique Heuristique Inductive et Déterministe.
07 61 98 16 25

Bjd

Mr MASSOT, , vous oubliez que Superphenix comme Fessenheim est avant tout un arrêt politique, les pb techniques n'étaient qu'une excuse pour soulever les foules, Phénix à Marcoule d'une puissance moindre un démonstrateur à 250Mw a fonctionné 35 ans et est en cours de démantèlement bien avancé aujourd'hui.
Puisque vous êtes ingénieur, vous devez savoir que la fermeture de Fessenheim va couter à l'état de l'ordre de 400M€/an pendant 8ans me semble t-il, pour dédommager EDF. Elle a obtenu l'année de sa fermeture les félicitations de l'ASN. Pour le Français c'est de l'ordre de 15Md€ la gabegie sur 20 ans, je vous laisse vérifier ce calcul. En effet il plus que probable que les plus vielles centrales , qui sont entretenues, passeront le cap des 60 ans si ce n'est pas plus, c'est le cout de remplacement pour 25 seulement par des ENRi, et du back up fossile, des 2000 emplois perdus. . Cela n'a pas trainé, quoique dise RTE, Septembre dernier non venté nous avons importé de l'électricité Allemande carbonnée, ils ont inauguré une centrale charbon flambant neuve de 1000mw en face.
Il est étrange aussi d'avoir une décision de repousser de 20 ans les études sur ASTRID pendant le débat national sur les déchets...alors que la voie sur la fusion , et sur les autres énergie va prendre du temps et nous avons un potentiel de 450 ans de production avec les 300000t de combustible appauvri.
Les Chinois sont très pragmatiques, et opportunistes, ils ont été trés présents dans les analyses menées notamment sur les défauts métallurgiques des gros appareils, il ont grandis en savoirs faire et en expertise à rivaliser avec les meilleurs...ils ont des ingénieurs en nombre n'avancent pas au hasard c'est la technique des petits pas qui deviennent grands aujourd'hui. Nous l'avons vu (avec covid) savent mobiliser en masse tous corps de métier face aux problèmes majeurs..il ont qu'un seul objectif prioritaire :que demain la Chine soit plus grande qu'aujourd'hui, c'est d'une efficacité redoutable bien plus que "chanter cocorico..les pieds.....", Les experts Français sur Taishan n'ont soulevé qu'à la marge des pratiques différentes dans les contrôles liés à la sureté d'exploitation des Tranches.
Concernant la conduite des accidents sur les centrales nucléaires en France particulièrement, il est utile de rappeler que de nombreuses disposition, notamment les recombineurs d'H² ont été intégrés progressivement au retour d'expérience de tous les accidents connus au monde. L'ampleurs de ces travaux est d'ailleurs inimaginable pour le profane.
Tout est fait et de plus en plus pour rendre impossible le défaut de refroidissement pouvant mener à une fusion de combustible, la seule fois ou c'est arrivé dans les centrale PWR c'est Three Miles Island en 1975 aux US, la grande majorité des dégâts nucléaires est restée maintenue dans l'enceinte de confinement. Nombreuses modifications on été apportées depuis.
Vous avez l'air de remettre en doute l'efficacité des radiers sous cuve ou autres dispositifs, je vous conseille le site de l'IRSN ou de les contacter directement.
Enfin en 40 ans d'exploitations le parc nucléaire Français à fait économiser 4000 pétroliers de 250000t, en plus des 800Md€ économisés c'est l'impact carbone diminué de quatre années GES France, et de l'ordre d'au moins 200 000 vies épargnées . Et oui selon OMS conférence de Nairobi 7millions de morts par an de la pollution de l'air, 1.8 pour la voiture...10 000 pour le nucléaire civil. La France zéro mort du aux radiations issues des centrales nucléaires., alors que 3500/an pour la route et 40 000 pour la pollution de l'air cherchez l'erreur.
Le mieux est l'ennemi du bien....encore faut-il être sur du mieux.

ADRI21

Toujours interessant les échanges basés sur des croyances et des ressenties. je demande et redemande quand , en tant que citoyen , aura-t-on le VRAI cout de l'électricité nucléaire, du charbon etc ...; en FRANCE et dans d'autre pays européens. Par exemple le stockage des déchets est donné pour 5MDs€ en Finlande et plus de 30 en France ?? Trop de mauvaises informations tuent la compréhension du citoyen, sa bienveillance et ne peut que lui faire comprendre qu'infiné le vilain payeur sera lui ...

Bjd

Combien vous coute le traitement des déchets de la combustion.....ADRI21, c'est 40 000 morts/an , voir le commentaire que j'ai posté à Mr MASSOT.
Vous avez raison de dire que ce n'est pas clair, car la France avait un avantage majeur dans le prix de l'électricité et l'impact GES grâce au nucléaire, que le monde entier via l'ONU aujourd'hui nous envie.
L' Europe ultralibérale Allemande, carbonnée à l'extême avec l'aide des écologistes à tout fait pour détruire fallacieusement notre système électrique et enfin est en train d'avoir la peau d'EDF après l'avoir saignée. Conclusion tout est fait pour conduire l'honnête citoyen dans une acceptation de l'impensable à son détriment en brouillant les messages. Malheureusement il n'y a plus de De Gaulle pour défendre les intérêts majeurs de la nation. Pour avoir participé activement aux débat publics ,sur l'energie avant tout, le système est pipé, sournoisement aiguillé, on nomme même des dogmatiques voir des imposteurs à des postes de responsabilité en la matière...pas d'étonnement si le pays s'écroule, la presse en général complice ou au service ....pas étonnant de trouver notre jeunesse avec des zeros en math et 70% de la population pensant que le nucléaire émet beaucoup de GES tant pis pour nous le reveil sera cinglant.

Jean-Pierre MANIN

Pour une fois je suis d'accord avec Mr Rochain sur le sujet de l'ARENH. De plus la (fausse) concurrence entre le nombre de fournisseurs qui ne cessent de croître ne profite pas au citoyen consommateur lambda, obligé chaque année de payer toujours plus cher pour son énergie. Démanteler EDF c'est du gachis, typique des fausses bonnes idées de Bruxelles

Maume

M RONCHAIN, savez-vous qui veut tuer l'EPR?
Deux ans de travaux pour un coût de deux à sept milliards d'Euro pour rendre hautement improbable la rupture fragile les tuyauteries VVP .
L'acier peut être sujet à fragilité à des températures négatives à partir de moins 29°C. Si, si renseignez-vous.
Comment imaginer une centrale nucléaire ou autre produisant de la vapeur à 100bar et une température négative?
Le point est soulevé depuis 18 mois sans réponse.

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