- Connaissance des Énergies avec AFP
- parue le
Les Emirats arabes unis vont accélérer la construction d'un nouvel oléoduc, ont indiqué vendredi les autorités d'Abou Dhabi, alors que le contrôle par l'Iran du détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, perturbe les exportations du Golfe.
Le prince héritier d'Abou Dhabi, cheikh Khaled ben Mohamed ben Zayed Al Nahyane, a ordonné à la compagnie pétrolière publique Adnoc "d'accélérer la livraison du projet", dont l'achèvement est prévu pour 2027, selon un communiqué du service de presse.
Le pipeline "Ouest-Est" doublera la capacité de la compagnie pétrolière publique Adnoc via le port de Fujairah et devrait entrer en service l'année prochaine, a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions.
Un oléoduc de 360 kilomètres relie déjà les champs pétroliers de Habshan, dans l'ouest des Emirats, au port de Fujairah, qui se trouve sur le golfe d'Oman, au sud du détroit d'Ormuz. Il a une capacité de 1,8 million de barils par jour, selon le site du port.
Les Emirats arabes unis, qui ont créé la surprise en annonçant récemment leur départ de l'Opep, veulent augmenter leur capacité de production à 5 millions de barils par jour d'ici 2027, très au-delà de leur dernier quota fixé à moins de 3,5 millions de barils quotidiens.
Ils figurent parmi les pays plus touchés par les attaques menées par l'Iran en représailles à l'offensive israélo-américaine lancée le 28 février contre la République islamique.
Les installations pétrolières de Fujairah ont notamment été frappées à plusieurs reprises. Trois ressortissants indiens ont été blessés lors de la dernière attaque le 4 mai.
Privés par le blocage du détroit d'Ormuz d'une vitale voie maritime pour exporter leurs hydrocarbures, les pays du Golfe ont intensifié leur coopération logistique et commencé à repenser leurs routes pétrolières depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.