- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les prix du pétrole ont avancé mardi alors que l'impasse diplomatique se prolonge au Moyen-Orient, Téhéran ayant écarté tout compromis après le rejet de sa proposition par Washington.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, a gagné 3,42% à 107,77 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, a progressé de 4,19% à 102,18 dollars.
"En l'absence d'accord en vue: les prix du pétrole remontent", résume Barbara Lambrecht, de Commerzbank.
Le pouvoir iranien a écarté mardi l'idée d'amender ses propositions pour mettre durablement fin à la guerre, qui sont jugées par Donald Trump comme bonnes "à mettre à la poubelle".
Le président américain a par ailleurs assimilé le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril à un malade "sous assistance respiratoire", avec "1% de chances" de survie.
Ce statu quo diplomatique fait craindre un blocage prolongé du détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement 20% de l'offre pétrolière mondiale, alors que les réserves de brut s'amenuisent au fur et à mesure.
Au total, seuls 3,9 millions de barils par jour (Mb/j) passent par ce goulet d'étranglement contre 20 Mb/j avant la guerre, estime Helge André Martinsen, analyste énergie senior pour DNB Carnegie.
Les opérateurs gardent aussi un oeil sur la rencontre prévue entre le président américain et son homologue chinois Xi Jinping jeudi et vendredi à Pékin.
Donald Trump a déclaré mardi avant de partir pour la Chine qu'il allait avoir une "longue conversation" avec Xi Jinping sur la guerre en Iran.
Pékin - plus grand importateur de brut mondial - est particulièrement dépendant de l'approvisionnement de brut en provenance de la région du Golfe.
"Après avoir affiché un niveau soutenu en mars, les importations chinoises de pétrole brut ont connu une forte baisse en avril (...) et ont atteint leur plus bas niveau depuis juin 2022", note Barbara Lambrecht.
"Et cette tendance à la baisse n'est probablement qu'un début, car de nouvelles réductions des exportations saoudiennes se profilent à l'horizon", ajoute l'analyste.
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