Les pénuries de carburant retardent la relève d'une mission scientifique sud-africaine sur une île subantarctique

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les pénuries de carburant dues à la guerre au Moyen-Orient ont retardé de plusieurs semaines la relève annuelle des chercheurs à la base sud-africaine de l'île subantarctique Marion, a annoncé le gouvernement samedi.

Le navire de ravitaillement polaire SA Agulhas II, un brise-glace, devait quitter Le Cap le mois dernier pour relever une équipe se trouvant sur l'île depuis avril 2025, a indiqué le ministère sud-africain de l'Environnement dans un communiqué. Or le navire n'a reçu que le 1er mai une cargaison de diesel polaire spécialisé nécessaire aux opérations en zones antarctique et subantarctique.

"Ce retard est principalement dû à la pénurie mondiale de carburants liée à l'évolution de la situation géopolitique au Moyen-Orient", explique le ministère, qui précise que le navire devant appareiller dans les prochains jours, "il n'y a actuellement aucun risque immédiat pour l'équipe hivernante de l'île Marion".

La base de l'île Marion, située à environ 1.920 kilomètres au sud-est du Cap, disposait de réserves de diesel polaire suffisantes jusqu'au 20 mai environ, ainsi que de vivres pour environ deux mois.

Le ministère a également indiqué que des groupes électrogènes de secours à essence, et neuf préfabriqués de recherche approvisionnés, étaient répartis sur l'île afin de répondre aux besoins d'urgence en cas de besoin.

La cargaison de carburant polaire récemment arrivée est soumise à des tests pour s'assurer qu'il ne cristallisera ni ne gèlera par temps extrêmement froid.

La carburant sera livré dans les 48 heures suivant la fin de ces tests au SA Agulhas II, qui appareillera immédiatement après son ravitaillement, selon la ministère. La traversée dure environ cinq jours.

L'île Marion, rocheuse et inhabitée, d'une superficie d'environ 290 km2, sert de base de recherche environnementale et météorologique.

L'équipe s'y trouvant depuis avril 2025 est composée de 20 personnes, dont des techniciens, des météorologues, des ornithologues, des spécialistes des phoques et des orques, selon la mission.