Les représentants des infirmières libérales réclament un "crédit d'impôt carburant"

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Face à la flambée des prix du carburant, les trois syndicats représentatifs des infirmières libérales, "exclues" à ce stade des dispositifs d'aide, réclament un "crédit d'impôt carburant", qui pourrait être intégré au prochain budget de la Sécurité sociale, ont-ils plaidé lundi.

Ces trois syndicats - la FNI, le Sniil et Convergence infirmière - ont rencontré jeudi la ministre de la Santé Stéphanie Rist pour échanger avec elle sur les difficultés des professionnelles, qui pour certaines parcourent des centaines de kilomètres quotidiens pour se rendre au domicile des patients.

"À l'issue de leur rencontre avec la ministre (...) les trois organisations représentatives ont souhaité s'accorder sur une mesure commune, jugée à la fois équitable, lisible et mobilisable": elles réclament "la création d'un crédit d'impôt carburant pouvant être intégré au projet de loi de financement de la sécurité sociale", écrivent-elles dans un communiqué commun.

"Cette mesure permettrait de répondre concrètement à l'augmentation durable des coûts de déplacement", de "garantir une égalité de traitement" entre les professionnels exerçant en milieu urbain, semi-rural ou rural, et serait "un dispositif simple, opérationnel et applicable rapidement", arguent ces syndicats.

"L'augmentation du coût des carburants fragilise désormais directement l'équilibre économique de nombreux cabinets et menace l'accès aux soins des patients les plus fragiles", soulignent-ils, appelant le gouvernement "à prendre pleinement la mesure de l'urgence".

En avril, l'exécutif avait annoncé une série de mesures ciblées dont une aide financière pour trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", citant notamment les aides à domicile.

Mais pour être éligibles, les automobilistes doivent faire partie de la moitié des Français les moins aisés - jusqu'à 17.000 euros nets annuels pour une personne seule, 50.000 euros pour un couple avec deux enfants - ce qui exclut de fait les infirmières libérales, aux revenus plus élevés.

A ce jour, les infirmières "n'ont rien obtenu du tout", a regretté lundi auprès de l'AFP la présidente de Convergence infirmière, Ghislaine Sicre.