L'armée ukrainienne a dit lundi avoir mené des frappes de drones contre des installations pétrolières dans l'ouest de la Russie, dans la nuit de dimanche à lundi, déclenchant des incendies sur site.

Kiev a intensifié ses attaques aériennes contre les installations énergétiques et militaires russes ces derniers mois, une campagne décrite comme une réponse aux bombardements de la Russie contre ses villes et son réseau énergétique depuis bientôt trois ans.

Les forces armées et les services de sécurité ukrainiens "ont frappé la raffinerie de pétrole de Volgograd (...) et l'usine de traitement de gaz d'Astrakhan", toutes deux dans le sud-ouest russe, a annoncé l'état-major ukrainien sur Facebook.

Les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont dit à l'AFP que "l'usine d'Astrakhan a été endommagée" et qu'elle "a été fermée et ses employés ont été évacués", suite à un incendie.

Les administrations régionales de Volgograd et d'Astrakhan ont confirmé que des attaques avaient provoqué des incendies dans des sites d'infrastructures énergétiques.

Des médias locaux avaient aussi évoqué un feu dans une importante usine de traitement du gaz du géant gazier russe Gazprom à Astrakhan.

Le SBU estime que la raffinerie de Volgograd traite "près de 6% du pétrole russe".

Il s'agirait de la "cinquième opération" concluante visant des infrastructures pétrolière russes "depuis le début de l'année", selon cette source.

Au total, soixante-dix drones ukrainiens ont été interceptés et détruits dans la nuit au-dessus de six régions russes, a expliqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Cette même nuit, la Russie a elle attaqué l'Ukraine avec 71 drones, selon l'armée de l'air ukrainienne.

Selon cette dernière, 38 de ces drones d'attaques ont été abattus et 25 drones leurres ont disparu des radars.

Suite aux attaques russes qui ont endommagé les infrastructures énergétiques, des coupures d'électricité d'urgence ont dû être imposées dans neufs régions de l'Ukraine, dont celle de Kiev, selon Ukrenergo, fournisseur national d'énergie.

Bientôt trois ans après le début de l'invasion russe en février 2022, les combats et les attaques aériennes ne montrent aucun signe de relâchement de part et d'autre de la frontière, malgré la promesse du président américain Donald Trump de rapidement parvenir à un cessez-le-feu.

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