Relèvement trimestriel et périmètre du plafonnement

Ofgem a indiqué mercredi 27 mai que le nouveau niveau s’appliquera du 1er juillet au 30 septembre 2026. Le plafonnement vise le tarif par défaut (standard variable) des ménages n’ayant pas souscrit d’offre à prix fixe et fixe un maximum par unité consommée et par frais d’abonnement quotidien. Le régulateur attribue cette hausse à des coûts de gros du gaz plus élevés, liés au conflit au Moyen-Orient.

Selon Ofgem, l’augmentation attendue des factures sera asymétrique : environ +24% pour le gaz contre +5% pour l’électricité, ce différentiel reflétant une part accrue de la production renouvelable dans le mix électrique britannique. Les niveaux restent nettement inférieurs aux pics de 2022, période durant laquelle le gouvernement avait plafonné une facture type à 2 500 £.

Effets attendus sur les factures et niveaux de tarif

Pour un ménage type (double combustible, paiement par prélèvement), Ofgem chiffre le passage d’un niveau de référence de 1 641 £ par an au deuxième trimestre 2026 à 1 862 £ par an si l’on conserve les valeurs de consommation type antérieures. Le régulateur précise toutefois qu’avec des valeurs de consommation mises à jour pour refléter des usages en baisse, la « facture type » présentée s’établira à 1 663 £ par an à partir du 1er juillet 2026.

Les unités facturées et frais fixes moyens en Grande-Bretagne pour le troisième trimestre 2026 sont publiés par Ofgem : 26,11 p/kWh pour l’électricité avec un abonnement de 57,19 p/jour, et 7,33 p/kWh pour le gaz avec un abonnement de 29,04 p/jour (montants moyens, TVA 5% incluse, profil prélèvement automatique).

Positions officielles et justification

« La variation de prix annoncée aujourd’hui reflète la volatilité persistante des marchés mondiaux de l’énergie », a déclaré Tim Jarvis, directeur général d’Ofgem. « Des prix de gros du gaz plus élevés, tirés par le conflit en cours au Moyen-Orient, ont un impact sur le prix que nous payons pour l’énergie. »

Le ministre britannique de l’Énergie, Ed Miliband, a jugé cette évolution « profondément regrettable pour les ménages ». Il a ajouté : « Nous continuerons à suivre la situation à l’approche de l’hiver et à nous préparer à tous les scénarios. À court terme, il est essentiel de désamorcer ce conflit afin de faire baisser les prix du pétrole et du gaz. »