Tiré par les voitures électriques, le marché automobile européen bondit de 12,5 % en mars

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les immatriculations de voitures neuves dans l'Union européenne ont nettement accéléré en mars, avec une forte hausse de 12,5 % sur un an, tirées par les électriques, selon les statistiques publiées jeudi par l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).

Un bond de presque 50 % des voitures 100 % électriques

Cette forte augmentation, avec plus de 1,16 million de véhicules écoulés en mars, permet au marché d'afficher in fine une progression de 4 % sur l'ensemble du premier trimestre 2026.

Le mois a été marqué par un bond important des immatriculations de voitures 100 % électriques (+48,9 %) et des hybrides non rechargeables (+ 20,1 %).

Sur l'ensemble du premier trimestre, l'hybride s'impose d'ailleurs comme le choix privilégié des acheteurs, captant 38,6 % du marché européen, devant les voitures essence dont la part recule à 22,6 % contre 28,7 % au premier trimestre 2025.

Les voitures électriques ont quant à elles représenté 19,4 % du marché sur les trois premiers mois de l'année, et les hybrides rechargeables 9,5 %, devant les diesels (7,7 %).

L'ACEA a noté une situation trimestrielle contrastée pour l'électrique selon les pays : les immatriculations ont bondi de 65,7 % en Italie, qui accusait un retard, de 50,4 % en France et de 41,3 % en Allemagne. En revanche, la Belgique (- 2,3 %) et les Pays-Bas (- 23,3 %) ont marqué un repli sur l'électrique.

La répartition par constructeurs

Côté constructeurs, le groupe Volkswagen a largement dominé le mois de mars avec 25,6 % du marché européen et des volumes en hausse de 7,8 %, soutenu par la croissance de sa marque tchèque Skoda (+21,2 %).

Le groupe franco-italo-américain Stellantis occupe la deuxième place mensuelle (16,0 % de part de marché) avec des immatriculations en hausse de 6,8 %, tirées notamment par Fiat (+ 26,7 %) et Opel (+ 22,9 %).

Après un début d'année difficile, le groupe Renault redresse la tête sur le seul mois de mars avec des volumes en hausse de 3,9 % (10,8 % de part de marché). Sa marque Dacia a également repassé la marche avant sur le mois (+ 3,8 %), après de graves difficultés de livraison en janvier et en février du fait de tempêtes dans le détroit de Gibraltar, où transitent les véhicules fabriqués au Maroc.

Deux groupes asiatiques, Hyundai (6,8 % du marché en mars) et Toyota (6,5 %), bouclent le top 5 mensuel, affichant tous deux des ventes solides (respectivement + 7,2 % et + 6,8 %).

Enfin, la marque chinoise BYD poursuit son offensive : si elle ne pèse encore que 1,8 % des immatriculations de mars, ses volumes ont plus que doublé en un an sur ce seul mois.

Commentaires

LE MAIRE Jean-Claude
La part de véhicules électriques dans les immatriculations françaises croît sans discontinuer depuis leur lancement en 2011 (voir lien ci-joint). Si elle est bien insuffisante, c'est, d'une part, parce que l'Etat et les pouvoirs publics ne se sont pas appliqué, comme l'ont fait les chinois, l'electrification de leur parc automobile pour booster le marché et que d'autre part et parallèlement nos constructeurs ( excepté pour la Zoé mais qui a été plombée par la location de la batterie) ont opté pour des véhicules qui leur permettaient de ne pas modifier leurs chaines de montage. A grand renfort de publicité ils ont donné l'illusion d'atteindre les objectifs assignés en inventant le concept de "véhicule électrifié" qui permettait d'y comptabiliser les hybrides. En mesurant l'absurdité économique et le gâchis écologique que représentent les 850.000 VHR il va falloir "ramer"pour atteindre la conversion de 50% du parc !