Assemblée générale et tensions avec le secteur du cinéma

Devant les actionnaires, le PDG du groupe Bolloré a affirmé se placer « dans l'apaisement » et « la bienveillance », tout en récusant tout « projet politique » et en contestant l'idée d'un « projet néo-fasciste ». Il intervenait alors que le secteur du cinéma est agité depuis la décision, le 17 mai, du patron de Canal+ Maxime Saada de boycotter les professionnels ayant signé une pétition contre « l'emprise de l'extrême droite » imputée à Vincent Bolloré.

À propos de ce boycott, Cyrille Bolloré a lancé : « Ne pas aller financer un scénariste (…) est un truc qui, à mon avis, n'est pas à la hauteur du débat ». Il a indiqué ne pas comprendre le projet prêté à la famille Bolloré et a jugé ces accusations « incroyablement décalées » et « un mensonge géant ». Il a rappelé ne pas être en charge de Canal+, le groupe Bolloré n'ayant qu'une participation dans le premier financeur du cinéma hexagonal.

CNews, ligne éditoriale et position personnelle

Interrogé sur CNews, chaîne du groupe Canal+ accusée par des responsables de gauche de promouvoir une vision d'extrême droite, Cyrille Bolloré a répondu : « Cette fable (…) n'existe pas ». « Je ne dis pas que CNews est parfait », a-t-il ajouté, en précisant regarder peu la chaîne, leader des audiences en 2025 sur l'info en continu.

Sur la situation politique, il a déclaré que « les dirigeants des dernières années ont ruiné le pays » et qu'« il ne reste plus que des extrêmes ». Il a poursuivi : « Les gens ont juste envie de donner un bon coup de pied au cul à tous ces gens qui font n'importe quoi depuis 10, 15, 20, 25 ans. Est-ce qu'il faudrait le prôner au travers de nos chaînes ? C'est plus compliqué que ça ».

Quant à ses choix personnels, Cyrille Bolloré a indiqué : « Je n'ai jamais milité pour rien. J'ai toujours plutôt voté au centre, gauche ou droite. Je n'ai à ce stade jamais voté pour un extrême ».

Le groupe Bolloré détient 30,4 % du capital de Canal+.