Financement, sites visés et justification avancée

Jeudi 4 juin, le président américain a indiqué que l’enveloppe doit maintenir en activité plusieurs mines et financer la construction de deux unités électriques au charbon, l’une en Virginie-Occidentale et l’autre en Alaska, présentées comme utilisant « une technologie toute nouvelle, très propre ». « Notre action va permettre à ces infrastructures d’investir et de se moderniser », a-t-il déclaré, « ce qui prolongera leur durée de vie de plusieurs décennies, renforcera la fiabilité de notre réseau électrique et, le plus important, maintiendra les tarifs de l’électricité très bas ».

Le chef de l’État a ajouté que ces installations se situent dans des États qui lui ont majoritairement accordé leurs suffrages lors du dernier scrutin présidentiel. L’enveloppe annoncée comprend aussi la réalisation d’un terminal maritime à Oakland, en Californie, destiné notamment à l’exportation de charbon. Durant la même conférence de presse, Donald Trump a vanté le « magnifique charbon propre ».

Tendance nationale du charbon et signaux récents

La production américaine de charbon a été réduite de moitié entre 2005 et 2020, avant d’atteindre un point bas en 2024 puis de se redresser en 2025, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie. Les données disponibles indiquent une légère accélération sur les quatre premiers mois de 2026.

Malgré ce sursaut, le pays sort d’une décennie de fermetures d’unités thermiques au charbon. La dernière mise en service d’une centrale au charbon aux États-Unis remonte à 2013, avec le Sandy Creek Energy Center (Texas).

Consommation, comparaison internationale et climat

Selon l’observatoire Global Energy Monitor, les États-Unis ont été la seule grande économie à avoir sensiblement accru leur consommation de charbon en 2025. Cette hausse est chiffrée à environ 10 % pour l’année 2025 par l’Agence internationale de l’énergie, principalement dans la production d’électricité.

Le charbon demeure l’un des principaux contributeurs aux émissions de gaz à effet de serre. Son recul progressif est considéré par de nombreuses institutions comme une composante clé de la lutte contre le changement climatique, tandis que la politique énergétique américaine fait l’objet de débats nourris, y compris au sein d’analyses portant sur les États-Unis.