Montant, périmètre et localisation des projets

Présenté jeudi en conférence de presse, le programme présidentiel vise à maintenir en activité des sites miniers existants et à financer deux nouvelles centrales, l’une en Virginie occidentale et l’autre en Alaska. Le chef de l’État a souligné que les États concernés avaient majoritairement voté pour lui lors du dernier scrutin.

« Notre action va permettre à ces infrastructures d’investir et de se moderniser », a déclaré Donald Trump, « ce qui prolongera leur durée de vie de plusieurs décennies, renforcera la fiabilité de notre réseau électrique et, le plus important, maintiendra les tarifs de l’électricité très bas. » Le président a également indiqué que l’enveloppe soutiendrait la construction d’un terminal maritime à Oakland (Californie) destiné notamment à l’exportation de charbon. Il a vanté le « magnifique charbon propre » et évoqué des installations bâties « avec une technologie toute nouvelle, très propre ».

Tendances récentes du charbon américain

Selon la dépêche, la production de charbon a été divisée par deux entre 2005, présenté comme un pic, et 2020, avant d’atteindre un point bas en 2024 puis de rebondir en 2025. L’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) indique que la production 2024 a totalisé 512 millions de short tons, son plus bas niveau annuel depuis 1964. ([eia.gov](https://www.eia.gov/todayinenergy/detail.php?id=65445&utm_source=openai))

L’Agence internationale de l’énergie relève par ailleurs qu’en 2025 la demande américaine de charbon a progressé d’environ 10 %, essentiellement dans le secteur électrique, rompant avec la baisse observée les deux années précédentes. ([iea.org](https://www.iea.org/reports/global-energy-review-2026/coal?utm_source=openai)) Sur les quatre premiers mois de 2026, la production a encore légèrement accéléré, d’après les données disponibles mentionnées par la dépêche. Ces évolutions s’inscrivent dans un cadre de politique énergétique américaine fortement orientée vers la sécurité d’approvisionnement et la maîtrise des coûts.

Capacités électriques et enjeux industriels

Le président a assuré que les deux centrales prévues contribueraient à la « fiabilité » du système électrique et au maintien de « tarifs très bas ». Les opposants rappellent toutefois que le charbon demeure un important émetteur de gaz à effet de serre, et que son abandon progressif est présenté comme une condition centrale de la lutte contre le changement climatique, selon les termes de la dépêche.

La filière de production électrique au charbon reste en contraction structurelle aux États-Unis. La dernière mise en service d’une centrale neuve remonte à 2013, avec l’entrée en exploitation du Sandy Creek Energy Station (Texas), référence fréquemment citée pour marquer l’arrêt des nouveaux projets de grande ampleur dans la décennie passée. ([energy.gov](https://www.energy.gov/ceser/articles/year-review-2013-energy-infrastructure-events-and-expansions-may-2014?utm_source=openai))