Où et comment implanter les éoliennes pour épargner les chauves-souris ?

Charlotte Roemer

Post-doctorante, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)

Pour diminuer drastiquement le recours aux énergies fossiles et réaliser sa transition énergétique, la France s’est fixé l’objectif ambitieux de tripler ses installations d’éoliennes dans les 8 prochaines années(1).

Si le changement climatique est devenu le symbole de l’urgence environnementale, on ne doit pas oublier les autres menaces qui pèsent sur l’environnement et contribuent à l’effondrement de la biodiversité.

 

 

Certaines énergies renouvelables, présentées comme le fer de lance de la lutte contre le changement climatique, sont paradoxalement l’une de ces menaces. II devient ainsi primordial de planifier leur développement en prenant en compte les enjeux de biodiversité.

Collisions avec les pales

Dès les années 1990(2), plusieurs effets néfastes de l’éolien sur la faune ont en effet été constatés. On en distingue principalement deux. Le premier concerne la mortalité par collision avec les pales chez les chauves-souris, les oiseaux(3) et les insectes(4).

Ces mortalités se produisent dans des quantités qui sont en mesure de porter atteinte à la survie de certaines espèces sur le court et moyen terme. Ainsi, le développement de l’éolien pourrait conduire à l’extinction de la chauve-souris cendrée(5), une espèce migratrice nord-américaine.

En France, certaines chauves-souris – comme la Pipistrelle de Nathusius, la Noctule de Leisler et la Noctule commune – paient un lourd tribut chaque année ; leur état de conservation s’est dégradé entre 2009 et 2017.

La Noctule commune est désormais classée comme « vulnérable » sur la liste rouge des mammifères français ; cela est en partie lié au fait que « le développement de la production d’énergie éolienne a particulièrement affecté cette espèce migratrice de haut vol »(6).

Des habitats dégradés

Les seconds effets délétères concernent la forte diminution de la qualité des habitats(7) engendrée par la présence d’éoliennes.

Chez les chauves-souris, cet effet est mesurable jusqu’à une distance d’au moins un kilomètre et se traduit par une diminution progressive de l’activité au fur et à mesure qu’on se rapproche des éoliennes.

Or on sait que la dégradation des habitats est l’une des causes majeures de déclin de nombreuses espèces(8).

Permis de construire sous conditions

Toutes les espèces de chauves-souris sont protégées en France. Il est donc interdit de les perturber intentionnellement ou de les tuer.

Afin d’obtenir le permis de construire, le développeur éolien doit donc apporter la garantie que les impacts du futur parc sur les chauves-souris seront négligeables. Pour cela, il engage un bureau d’étude qui réalisera une « étude d’impact », avec le contrôle et l’avis des services de l’État pour la région concernée.

Le bridage pour réduire les impacts

Depuis quelques années, une méthode phare de réduction de l’impact éolien a été mise en place, mais n’est toujours pas appliquée de façon optimale.

Il s’agit d’arrêter les éoliennes – on parle de « bridage » – lorsque les conditions météorologiques sont les plus favorables à l’activité des chauves-souris. Ce bridage, lorsqu’il est mis en place, est appliqué par vent relativement faible engendrant donc une perte de production électrique très faible.

Bien que cette méthode soit appliquée sur les parcs les plus récents, des mortalités de chauves-souris continuent à être recensées. En effet, le bridage ne permet qu’une réduction partielle de la mortalité(9). Or chez ces espèces à cycle de vie long et faible fécondité (comme par ailleurs les éléphants d’Afrique ou les grands cétacés), une faible mortalité a des conséquences importantes sur le devenir des populations.

Dix ans après l’évolution réglementaire qui imposait la réalisation d’une étude d’impact dans ce secteur d’activité, nous sommes encore loin de maîtriser les impacts de l’éolien sur les chauves-souris.

Parmi les raisons de cet échec figure probablement le fait que chaque étude d’impact de futur parc éolien est réalisée au cas par cas et sur une seule année, alors que l’activité des chauves-souris sur un site est variable d’une année à l’autre et dépend d’une combinaison de facteurs météorologiques et paysagers.

Mettre la biodiversité au cœur des préoccupations

Un autre problème majeur est lié au fait que les sites d’implantation sont d’abord choisis, et c’est assez logique, sur des critères de production énergétique et de contraintes liées aux activités humaines (aéronautiques notamment), et très secondairement en fonction des enjeux de biodiversité(10).

Cet état de fait va à l’encontre de la séquence « éviter-réduire-compenser » formalisée en juillet 2010 par la loi Grenelle II et qui demande que les enjeux environnementaux soient pris en compte dès la conception du projet, « alors que toutes les options sont encore possibles »(11). Encore faut-il que des cartes des enjeux de biodiversité soient disponibles, accessibles et reconnues par les services instructeurs…

L’exemple du programme Vigie-Chiro

Pourtant, les données existent. La France bénéficie de tout un réseau d’observateurs de la biodiversité ; on peut citer le programme de sciences participatives Vigie-Chiro par exemple. Dans le cadre de cette initiative lancée en 2006 – qui implique 500 professionnels et bénévoles coordonnés par des chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle –, l’activité des chauves-souris est quantifiée sur tout le territoire français au moyen de détecteurs d’ultrasons.

Ce programme aide à évaluer l’état des populations et contribue notamment à l’établissement des listes rouges d’espèces menacées par l’UICN. Il a par exemple mis en évidence un déclin de près de 88 % pour la Noctule commune sur la période 2006-2019.

Ce programme permet également de prédire la distribution des principales espèces de chauves-souris en France et donc de définir les zones à enjeux importants. Ainsi, pour la Noctule commune, on est frappé de voir que les grands fleuves français et leurs affluents concentrent une large part de l’activité, de même que la région Centre-Val de Loire.

Bien orienter le choix des sites éoliens

Ces cartes tiennent compte des variations de l’activité sur plusieurs années ; elles pourraient être utilisées parallèlement à la cartographie des gîtes de chauves-souris afin que ce type d’information soit pris en compte lors du choix du site d’implantation des éoliennes ; il pourrait ainsi s’additionner aux autres contraintes, comme celles de l’aéronautique. Cette prise en compte permettrait d’orienter les études préimplantatoires vers des sites où les enjeux de biodiversité sont a priori moindres ; cela limiterait non seulement les impacts sur la biodiversité, mais aussi d’emblée les coûts associés à la réorientation probable du projet.

Le coût associé au bridage des éoliennes pourrait être anticipé de la même manière. À proximité d’un fleuve comme la Loire, par exemple, on s’attend à ce que l’étude d’impact sur le terrain révèle de forts niveaux d’activité chez la Noctule commune et donc à ce qu’il faille brider fortement les éoliennes pour réduire les collisions avec cette espèce, ce qui entraînerait une perte de production électrique plus conséquente.

Redoubler de prudence, notamment outre-Mer

Si ces cartes de distribution des espèces reflètent à l’heure actuelle le plus objectivement les enjeux liés aux chauves-souris en France métropolitaine, elles doivent faire l’objet d’une mise à jour régulière ; il s’agit d’intégrer les nouvelles données, les avancées méthodologiques (statistiques notamment). Un des enjeux concerne l’amélioration de la résolution spatiale (et donc du caractère opérationnel) de cette cartographie.

En outre-Mer, les connaissances sur la distribution spatiale et temporelle des chauves-souris sont malheureusement encore très lacunaires, alors même que ces territoires concentrent de forts enjeux de conservation en abritant des populations réduites et des espèces endémiques (comme la Roussette noire à la Réunion ou le Murin de la Martinique).

Dans ces zones, on a pour l’instant peu de connaissances sur l’identité des espèces de chauves-souris les plus à risque, leurs hauteurs de vol et leurs habitats préférentiels. Ces incertitudes engagent à la prudence et à l’anticipation, ainsi qu’à poursuivre les efforts pour améliorer les connaissances dans ces territoires.

Rappelons qu’aux prémices du développement éolien en Europe occidentale et en Amérique du Nord, on ne savait pas que les éoliennes impactaient à ce point ces mammifères volants. Aujourd’hui, c’est un fait avéré.

Sources / Notes

Commentaire

JPG

Sans négliger l'impact des éoliennes sur les populations de chauve-souris, est-ce que le déclin de 88% mentionné sur la période 2007-2019 ne sera pas principalement imputable à la chute tout aussi dramatique des insectes, principale nourriture des chauve-souris dans nos contrées?

Larderet

Merci pour cet article très intéressant dont le contenu tranche avec les informations lénifiantes colportées par les services de Mme. Pompili quant aux effets tout à fait acceptables des éoliennes sur la biodiversité.

Rochain

Quand on est spécialiste des chauves souris on ne regarde que le déclin des chauves souris qui est tout à fait conforme au déclin général de la faune sauvage. Et les vucleophiles se précipitent pour accuser les éoliennes alors que les lignes aériennes de RTE et ENEDIS sont 100fois mplus mortelles pour la faune volante que les éoliennes.

Jean-Pierre Bardinet

La meilleure solution consiste à arrêter les éoliennes en service, à les démanteler, et à ne plus en implanter une seule, ce qui est facile à faire : arrêt des subventions directes et indirectes, suppression de l'achat obligatoire de leur production par EDF, mise de leur production sur le marché concurrentiel, études d'impact confiées à des cabinets indépendants, suppression des freins aux recours des riverains.
Voir https://eoliennes-lefilm.com/

Hervé

Oui ce documentaire fait le tour de tous les aspects du sujet!
Quelques imperfections mais globalement très bon.

Rochain

Non la meilleure solution est de supprimer toutes les lignes aériennes 100 fois plus mortelles pour la faune volante que les éoliennes et nécessaires uniquement pour la THT des superpuissance sorties des centrales nucléaires. La production des parcs éoliens se contentent de MT toujours en souterrain, ce qui est impossible économiquement avec une THT à 400 000 volts. Cherchez les lignes aériennes au départ des parcs eoliens au lieu de dire des sottises.
Serge Rochain

jean-jacques Attia

M. serge Rochain, vous relayez avec constance les erreurs de nombreux militants pro-éoliens. Qui sont souvent aussi celles de militants anti-nucléaires. Oui, les lignes électriques aériennes sont un danger permanent pour la faune volante ; les éoliennes aussi. Non, il n'est pas impossible d'enterrer les lignes THT, quand la population et les élus se mobilisent pour cela, comme en Catalogne nord en 2015. Renseignez vous. Oui, c'est coûteux, mais largement moins que les liaisons sous-marines entre parcs éoliens offshores et continent. Par contre, des éoliennes en souterrain ne semblent pas envisageables, quel que soit le prix. Non, les éoliennes ne se contentent pas de MT : elles sont toujours installées près de relais du réseau, qui élèvent leur tension suffisamment pour que l'énergie qu'elles transportent ne finissent pas intégralement sous forme de chaleur. Par ailleurs, leur intermittence impose de pouvoir transporter ce qu'elles produisent, quand elles produisent, sur de grandes distances, ce qui implique la THT. Regardez du côté de l'Allemagne, avec ses grandes "autoroutes à THT". Précision : je ne m'adresse pas vraiment à vous, mais plutôt à ceux qui auraient la mauvaise idée de vous prendre au sérieux.

Serge Rochain

Je regrette mais tout votre message est faux et surtout truqué, c'est-à-dire de mauvaise foi. J'ai bien écrit pas enterrable ECONOMIQUEMENT et je suis certainement mieux renseigné que vous sur la différence de coût entre une ligne à 400 000 volts et une lignes MT à 32 000 volts. D'ailleurs enlevez vous œillères et trouvez moi les parcs éoliens dont partent des lignes aériennes, vous passerez pour un menteur auprès de tous ceux qui se donneront le mal de simplement faire ce constat en y prenant attention en se promenant dans les campagnes. Quand la production est atomisée comme elle le sera avec les renouvelables il n'y aura aucun transport massif d'énergie sur longue distance et on finira par démonter ces lignes à grande puissance que nous seront malheureusement obligés de supporter longtemps. Mais lorsque nous seront 100% ENR les sites de production comme les utilisateurs seront répartis sur tout le territoire avec une distribution équilibrée ce qui n'est pas le cas aujourd'hui avec quelques 18 sites de grosses production et très loin de ces sites les millions d'utilisateurs alimentés par un courant qui vient toujours de très loin. Par ailleurs les éoliennes sont infiniment moins dangereuse pour la faune volante que les lignes aériennes : https://www.statista.com/chart/15195/wind-turbines-are-not-killing-fiel…
C'est facile d'affirmer en colportant toutes les fakes news qui circulent sur les forums, mais il faut se donner la peine de chercher. Je crains que ce ne soit vous qui ne soyez pas pris au sérieux car vous manquez beaucoup de connaissances dans les divers domaines impactés par le sujet, de l'électricité à l'ornithologie, et surtout beaucoup trop à l'écoute des fakes news des forum pour pouvoir l'être, alors quittez votre fausse barbe de maitre d'école, et retournez sur le banc des élèves.

Hervé

Bonjour Serge,

Je suis certainement moins informé que vous sur les lignes électriques mais il me semble que en France les lignes MT sont largement en 20KV et non 32KV...

D'autre part, je doute que les lignes à 400KV posent de gros soucis pour les oiseaux car les lignes de fuites ou distances d'ans l'air a ces tension sont très grandes. En revanche les lignes moyennes tensions et THT 63KV . https://www.cms.int/sites/default/files/document/mop5_38_powerline_revi… . J'ai effectivement constaté que que les lignes qui partent des parcs éoliens ou solaires sont entrées sur les premiers hectomètres, mais finissent quasiment toujours par repasser en aérien un peu plus loin. Bon apres les parcs sont souvent contruits pas trop loin des lignes existantes pour minimiser le cout de raccordement.

Encore une fois (je vous l'ai déja dit) Les ENR intermittentes (solaire eolien) sont trés gourmandes en lignes de transport du fait de leur aspect diffus, de l’éloignement des gisements et des lieux de consommation et de la nécessite de foisonnement. Par Ex en Allemagne: https://allemagne-energies.com/tag/besoins-dextension-des-reseaux-elect…. Dans la pratique c'est exactement l'inverse de ce que vous écrivez........

Serge Rochain

Non Hervé, pour la MT vous n’êtes là non plus pas vraiment renseigné, et en vérité ce découpage est assez arbitraire et correspond plus en France à la fonctionnalité métier qu’à une caractéristique technique précise. Nous avons deux intervenants en France sur le réseau production/distribution qui sont RTE et ENEDIS. Et en fonction de leur métier respectif ils sont conduits à utiliser des niveaux de tensions différentes.. Pour ne parler que de la MT celles-ci s’étales de 15 à 35 KV, en dessous on parle de BT. Les deux sont du domaine d’ENEDIS et au-dessus HT et THT celui de RTE. Mais dans d’autres pays la répartition, tout de même un peu arbitraire, est souvent différentes, notamment aux niveaux voisins des limites de frontières entre BT et MT, MT et HT, et encore entre HT et THT.
En revanche, au niveau de l’interface entre les frontières des pays, la normalisation est heureusement commune et se situe en THT à 400 KV car les échanges ne se font qu’à des niveaux de puissance élevés, et pas pour ne faire fonctionner qu’un rasoir électrique. Vous avez un excellent article qui vous expliquera ça pour la France ici :
https://lenergeek.com/2018/08/10/les-differents-types-de-lignes-electri…
La plupart de vos remarques infondées ne résultent que de votre méconnaissance du domaine électrique. Ce n’est pas parce qu’elles sont à 400KV que les lignes posent des soucis aux oiseaux comme vous dites mais simplement parce qu’elles sont aériennes. Vous en doutez mais cela signifie que vous mettez en doute l’objectivité du service chargé de la faune sauvage du ministère de l’intérieur des USA qui a fourni la statistique que j’ai donné dans le message précédent que vous retrouvez ici : https://www.statista.com/chart/15195/wind-turbines-are-not-killing-fiel… qui montrent que les lignes aériennes tuent 109 fois plus que les éoliennes et il y a pourtant infiniment plus d’éoliennes aux USA qu’en France.
Non les lignes souterraines des parcs éoliens ne repassent pas en aérien plus loin, ce serait même incohérent, pourquoi ne pas le faire dès le départ ? Les lignes souterraines rejoignent simplement le poste de raccordement de RTE le plus proche. Les 105 000 Km de lignes RTE sont jalonnés de postes de raccordement entre lesquels on trouve des segments dérivés terminaux à 225KV et des segments de liaisons sur l’axe principal à 400KV qui est également relié au pays voisins comme un grand réseau européen et quel que soit le mode de production choisi par chacun des pays. Arrivé dans ce poste de raccordement la tension de la ligne souterraine doit nécessairement être élevée au niveau de celui du segment sur lequel ile poste est raccordé soit 225 KV pour un segment dérivé terminal, soit 400 KV s’il s’agit d’un poste de raccordement de l’axe principal.
C’est poste ont donc deux fonctions, la nouvelle c’est qu’ils constituent des points d’entrée pour les nouvelles installations ENR mais surtout et depuis toujours des points de jonction avec le réseau ENEDIS de distribution. Il n’y a pas d’autres raison que celle de la normalisation à la tension du segment RTE qui impose d'élever la tension de ce qui vient des parcs éoliens et PPV car je suppose tout de même que sans bien connaitre l’électrotechnique vous comprenez que l’on ne peut pas connecter une ligne à 15 KV directement sur une ligne à 225 ou 400KV. En revanche il vous faudrait peut-être un peu plus de technicité pour comprendre pourquoi la production apportée par cette ligne va être consommée prioritairement par les clients d’ENEDIS proches de ce poste de raccordement qui est lui-même (ENEDIS) connecté sur ce poste avec une lignes MT elle-même connectée aux postes de distribution de son propre réseau avec des transfo abaisseurs de tension jusqu’à votre compteur alimenté en BT. Ainsi pour chaque poste de raccordement sur lequel on connecte maintenant un parc éolien ou solaire on a déjà et depuis bien avant des ramifications ENEDIS qui alimentent les consommateurs locaux qui bénéficieront maintenant des productions locales. Petit à petit les productions et consommations seront de plus en plus locales et ne viendra de loin que le déficit d’une production local pour son marché local. Rapprocher producteurs et consommateurs diminue le besoin des transferts de masses d’énergie électrique permettant ….. un jour de ne rendre qu’exceptionnel le besoin d’une fourniture d’origine lointaine. Mais le cas échéant ce secours ne viendra pas nécessairement d’une grande puissance unique mais pourra venir de plusieurs autres poste de jonction entourant celui à secourir sa partageant la charge et alors le recours à une THT difficilement et couteusement enterrée disparaitra. Ce n’est qu’une question de temps mais surtout pour aujourd’hui d’orientation à prendre. Et ce n’est pas en me disant encore une fois que les lignes que vous appelez intermittentes sont gourmandes en lignes de transport que je vais vous croire d’autant que vous ne me donnez l’occasion que de constater vos lacunes dans le domaine du circuit électrique et ce n’est pas non plus en me suggérant des sites d’opinions ou des sites qui expliquent le cas particulier de l’Allemagne avec une seule façade maritime au Nord et des consommateurs au Sud que vous pouvez me convaincre car ce schéma n'a rien à voir avec celui de la France. Il me faut au moins de solides présomptions à défaut de preuves. Je ne peux fonctionner que comme cela, mais il est évident que ce n’est pas votre cas. Du moment que la fake news va dans le sens qui vous arrange, inutile de contrôler quoi que ce soit c’est bon à colporter, et surtout rien ne vous incite à vous lancer dans les études qui vous permettraient de combler vos lacunes, c’est trop contraignant, mais d’un autre côté vous ne savez pas vous abstenir en vous disant que vous n’avez aucune qualification donc il vaudrait mieux se taire…. Non, vous voulez imposer votre ignorance.
Désolé je ne perdrai plus autant de temps avec vous dans l’avenir, j’ai vraiment autre chose à faire car je sui bien certain d’une chose. Au lieu de chercher à intégrer dans une logique positive ce que je viens de vous expliquer sur la marche d’un réseau à fournisseurs et consommateurs multiples et répartis, vous allez chercher à trouver de pseudos arguments foireux, comme vous avez toujours fait, pour m’explique que ce n’est pas comme ça que ça marche et que ce que je dis est forcément faux puisqu’incompatible avec votre dogme.

Hervé

- Vous écrivez ". Pour ne parler que de la MT celles-ci s’étales de 15 à 35 KV, en dessous on parle de BT. "

NON NON et NON La BT c'est <1000V. Décidément vous étalez votre incompétence. Et le reste n'est pas meilleur

-Je ne crois pas avoir écrit que les éoliennes tuent plus que les lignes électriques. Par ailleurs je vous ai mis un article qui explique que les lignes 400KV tuent moins du fait de l’éloignement des fils... Mais vous prétendez l'inverse , je suppose que vous avez un article sérieux qui l'explique ? Pourquoi? comment? ça m’intéresse ! Votre source statista ne donne pas ce niveau de détail.

- Le poste de raccordement RTE est généralement pas loin des champs éolien / solaire.

- Pour que l'énergie produite localement soit consommée localement, il faudrait qu'elle soit parfaitement adaptée à la consommation locale, ce qui n'est pas du tout le cas avec l'éolien, et partiellement avec le solaire en ville, mais beaucoup moins avec le solaire en campagne ou lorsque il s'agit de "fermes solaires" géantes.

Pour rappel l'essentiel des pertes se transport sont chez Enedis, si l’énergie ENR est consommée trés localement (sur le même poste BT), ce que vous dites est vrai, si elle est évacuée en MT, les pertes deviennent alors plus élevée que le système centralisé car le réseau BT trés déperditif est parcouru deux fois. Il n'y a pas et n'y aura jamais de diminutions de pertes en moyenne grace aux ENR et ça s'aggravera encore plus avec le recours au stockage. Mais les pertes en ligne ne sont pas le principal problème des ENR et encore moins du nucléaire.

Très honnêtement, c'est vous qui me faites perdre mon temps avec VOS dogmes infondés, mais tant que vous en écrirez, certains prendront le temps de vous corriger .

Serge Rochain

C'est bien ce que je disais, vous ne cherchez absolument pas à apprendre quelque chose vous n'êtes qu'un ignare qui fait le coq .
j'ai assez perdu de temps avec des zozo comme vous Attia et quelques autres.

Hervé

Apprendre quoi?
Factuellement, une large majorité de ce que vous écrivez est faux. C'est de la propagande.

En tout cas vaut mieux être "un coq" qu'un perroquet qui répétè inlassablement des choses qu'il ne comprends même pas!

jean-jacques Attia

Allez, je passe encore un peu de temps avec vous, mais c'est surtout pour ceux qui auraient eu le courage de vous lire. -1 : ne me traitez pas de menteur trop vite ; je n'ai pas écrit que les lignes aériennes partaient des parcs éoliens, lisez mieux. Les lignes partent des postes réseaux auxquels les éoliennes sont raccordées, le plus souvent par un seul câble, souterrain. Plus ce câble est court, moins le promoteur dépense, c'est pourquoi il installe ses machines au plus près d'un poste réseau -2 : lorsque nous serons 100% EnR, écrivez-vous, on pourra se passer des lignes T.H.T. puisque que l'électricité sera disponible partout près des utilisateurs. Beau programme, à condition que le vent et le soleil ne fassent jamais défaut. Sinon, c'est retour vers le Moyen Age, nos capacités de stockage de l'électricité étant extrêmement limitées. Il existerait bien la solution des S.M.R., les petits réacteurs nucléaires modulaires, pour mieux répartir la production électrique, mais je ne crois pas que l'antinucléaire que vous êtes puisse être intéressé. -3 : oui les lignes aériennes sont plus dangereuses pour la faune volante que les éoliennes, vous pouvez ajouter les chats, les baies vitrées, les routes, les lignes de chemin de fer...etc... Mais ce n'est pas parce votre voisin est un sérial killer que cela vous autorise à tuer : plus précisément, les éoliennes, qui brassent l'air beaucoup plus haut que les lignes T.H.T., représentent un nouveau danger pour les espèces volantes ; dans le cas des chauves- souris, à la collision directe avec les pales s'ajoute la mort par barotraumatisme (je ne détaille pas, le spécialiste que vous êtes connait). Aux destructions liées aux lignes aériennes, est-il bien nécessaire d'ajouter les destructions dues aux éoliennes géantes ? Dans le cas des espèces menacées de disparition, la mort d'un seul individu peut être une catastrophe pour la biodiversité. Regardez les efforts faits par les associations ornithologiques pour sauvegarder ce qui peut l'être, considérez les sommes importantes mises en jeu par la collectivité à travers les plans nationaux d'action (sommes au demeurant ridicules si on les compare à celles qui sont payées par le citoyen pour la promotion de l'éolien et du photovoltaïque) ... -4 : Est-il vraiment utile de citer un site étranger, comme vous le faites, à propos des statistiques de cause de mortalité pour la faune volante. La Ligue de Protection des Oiseaux, par exemple, fait cela très bien et en français. Elle détaille même par espèces. Et si on regarde de plus près, on s'aperçoit que les statistiques en question ont un côté très discutable dans le sens où ce sont les exploitants de parcs éoliens eux-mêmes qui sont chargés de relever la nature et le nombre des cadavres sous les éoliennes. Juges et parties en quelque sorte. Ajoutez à cela qu'ils ont un délai qui peut aller jusqu'à plusieurs jours pour ramasser ces cadavres, (voir les autorisations environnementales accordées par les préfets) et vous comprendrez, peut-être, que quelques charognards auront pu se régaler avant qu'ils ne se déplacent. -5 : désolé, je ne porte pas la barbe, ni vraie, ni fausse ; de toutes façons, je ne pense que vous soyez mon type...

Serge Rochain

Il n'y a qu'un inculte de la pire espèce pour ne pas comprendre que la ligne qui repart du poste de raccordement où arrive la ligne souterraine venant du parc éoliens est une ligne de RTE qui était là bien avant qu'il soit question d'éoliennes et que c'est la ligne générale de RTE qui véhicule le jus des centrales nucléaires tout simplement ce n'est pas la continuité de la ligne du parc éolien. Celle la rejoint simplement la ligne générale RTE qui fait le tour de France et s'interconnecte aux frontières avec les autres pays. Main tenant s'il vous plait de faire l'idiot tant j'ai de mal à croire que vous puissiez être inculte à ce niveau continuez tout seul.... Je cherche toujours votre nom dans l'index des ingénieurs et scientifiques de France, mais je ne vous trouve pas.... une erreur sans doute. C'est fou le nombre de génies autoproclamés qui consentent à donner des leçons sur les forums.

jean-jacques Attia

M. Rochain, je n'ai jamais écrit autre chose concernant la liaison entre centrale éolienne et réseau RTE. Mais peut-être avez-vous une difficulté à comprendre ce que j'écris ? Les questions de réseaux électriques sont extrêmement complexes, nous ne les avons même pas abordées. Par ailleurs, vous ne dites rien sur le reste de ce que j'ai écrit, qui a pourtant son importance... Quant à l'index des ingénieurs et scientifiques de France, ne cherchez pas, je n'ai pas pour habitude d'user d'arguments d'autorité pour asseoir mes propos. Je ne donne de leçons à personne, cela ne m'intéresse pas. J'ai l'outrecuidance de donner mon avis en tant que citoyen, intéressé par les questions d'énergie et de biodiversité, mais cela est peut-être interdit dans votre monde ?

jean-jacques Attia

Merci aussi pour cet article. L'indifférence complète des promoteurs éoliens quant à la préservation de la biodiversité est manifeste, tout particulièrement en ce qui concerne les chiroptères. Pour les insectes aussi d'ailleurs. L'indifférence des promoteurs est malheureusement soutenue par de nombreux préfets, qui n'hésitent pas à autoriser des projets où les éoliennes sont bridées à des vitesses de vent si faibles (5 à 7 m/s) que ce bridage n'a aucune utilité pour de nombreuses espèces. C'est le cas de la Noctule commune, citée dans l'article, c'est aussi celui de la Noctule de Leisler, ou du Minioptère de Schreibers, espèces qui volent avec des vitesses de vent beaucoup plus élevées et dont les effectifs se réduisent dangereusement au point d'être menacées de disparition dans certaines régions. C'est d'autant plus dommageable que les chauves souris se révèlent être des auxiliaires très intéressants dans la lutte contre les prédateurs de certaines cultures, comme la vigne par exemple (voir les travaux récents de l'INRA de Bordeaux).

Rochain

Votre fixation sur les éoliennes vous font confondre la diminution des chauves souris avec la diminution de la faune sauvage d'une façon generale pour laquelle vous ne pouvez pas invoquer les éoliennes.
Serge Rochain

EtDF

Article lénifiant quand même..
As ton jamais vu un préfet freiner un projet éolien à cause du signalement de chauves souris dans les parages alors que la plupart des enquêtes pour "utilité publique" balaient les avis négatifs et dument motivés des habitants du secteur..
Bon j'ai quand même appris que les éléphants d'Afrique et les cétacés étaient également des espèces à cycle de vie long et faible fécondité (est ce que les hydroliennes ne vont pas casser aussi de la baleine)...
Ceci dit "Ah si les éoliennes pouvaient hacher préférentiellement du moustique tigre ou du frelon asiatique"..
Que Charlotte Roemer me pardonne pour mon humour grinèçant. mais dans l’ensemble se faire imposer si peu démocratiquement ces machins peu efficaces, chers et polluants (fabrication, démantèlement et intermittence = fuel ou gaz en secours).. lotis de déraison conduit à la déraison... Mais bon post-doc et bon courage!

Rochain

Les éoliennes n'ont jamais rien haché en revanche il n'y a pas un seul projet de parc qui ne soit attaqué par au moins une des nombreuses associations de défense....... du nucléaire qui les suscite toutes, les conseille toutes, et en subventionne certaines.
Serge Rochain

Hervé

"Pour diminuer drastiquement le recours aux énergies fossiles et réaliser sa transition énergétique, la France s’est fixé l’objectif ambitieux de tripler ses installations d’éoliennes dans les 8 prochaines années"

On attends toujours la démonstration chiffrée de la chose.
Pour rappel, actuellement la France consomme environ 2800TWH d’énergies primaire tout confondu, pour l'essentiel des énergies fossiles. Si tripler un machin qui produit actuellement 34TWH permet de remplacer 2500Twh c'est bien mais ça semble quand même plus un calcul de politicien que d'un scientifique...

A défaut de faire quelque chose d'utile, ça aura le mérite de remplir copieusement les poches de certains (et accessoirement de vider un peu plus les poches de tous les autres...)

Rochain

Mais si pour faire ce calcul à partir des 34 TWh produits, comme vous le faite. on ne tient pas compte de la répartition de ce qui les a produit, en l'accurence plus de 60% de ces machines sur moins de 16% de la surface du territoire, il ne faut pas s'étonner de l'impossibimité apparente.

Fontaine

Merci madame Roemer pour cet excellent article.

sirius

Qui est encore assez naïf pour croire qu'un préfet va se soucier des conséquences des E.. sur la faune (ou sur le cadre de vie ) alors que l'on constate tous les jours sa soumission aux ordres des ministres . Il est vrai qu'il est recruté pour ça .et que sa carrière en dépend .

Francois

Quand je pense que je suis sur un projet à 2.5 M€ pour sauver 50 anguilles par an! Aucune énergie est neutre sur l'environnement mais je trouve que l'éolien bénéficie d'une aura anormale.

Ajouter un commentaire

Sur le même sujet