Bâtiments tertiaires : 19 organisations attaquent l'État au sujet d'obligations énergétiques « inatteignables »

  • Connaissance des Énergies avec AFP
  • parue le

Dix-neuf organisations du commerce ont annoncé mercredi le dépôt d'un recours contentieux devant le Conseil d'État pour demander la révision d'un décret qui impose des obligations énergétiques aux bâtiments tertiaires, des seuils d'après elles "inatteignables".

Des objectifs pour les surfaces de plus de 1 000 m2

Leur "mobilisation montre l'inquiétude forte des entreprises face à des règles inadaptées à leur activité" qui auraient des "conséquences économiques et patrimoniales, notamment la dévalorisation potentielle des actifs commerciaux", écrivent dans un communiqué commun transmis à l'AFP les 19 organisations, parmi lesquelles l'Alliance du commerce, la Confédération des grossistes de France (CGF), la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), la fédération patronale Perifem ou encore la fédération du commerce spécialisé Procos.

Dans leur viseur, un arrêté publié le 6 septembre qui modifie un précédent arrêt portant sur les obligations de réduction de consommation d'énergie dans les bâtiments tertiaires. Ce texte impose à tous les propriétaires de surfaces de plus de 1 000 m2 des objectifs de réduction de consommation d'énergie.

Deux options s'offrent aux bâtiments concernés : soit une diminution de leur consommation de 40% d'ici à 2030, de 50% d'ici à 2040, et de 60% d'ici à 2050, par rapport à une année de référence comprise entre 2010 et 2022. Soit le respect d'un seuil de consommation en kWh/m2, différent selon le type d'activité.

« Un risque de non-conformité » pour près de la moitié des bâtiments en 2030

"Les seuils fixés en valeur absolue sont en effet inatteignables pour une part importante des 35 000 points de vente concernés, avec un risque de non-conformité dès 2030", s'alarment les organisations, considérant "qu'à l'horizon 2030 près d'un établissement sur deux risquerait de ne pas atteindre les exigences fixées par l'arrêté".

"Pour nombre d'établissements visés par ce dispositif, une baisse de 40% des consommations d'énergie supposerait de réduire l'éclairage et le chauffage au-delà des normes admises, voire de réduire leur activité au détriment de l'économie nationale et des Français", assurent-elles.

À la suite d'un "recours gracieux resté sans réponse", les organisations ont décidé de déposer un recours contentieux devant le Conseil d'État pour demander une "révision des valeurs absolues applicables au commerce" et une prise en compte des "spécificités sectorielles".

Commentaires

A Br
'"un seuil de consommation en kWh/m2, différent selon le type d'activité" mais que se passe-t-il lorsqu'il y a changement d'activité? On souhaite par ailleurs la réutilisation des batiments. Est-ce bien cohérent? A-t-on fait une étude d'impact? A moins bien sur que l'on souhaite eradiquer toute activité en France, après l'industrie et l'agriculture.
Albatros
On commence à se réveiller doucement, pas assez vite avant la ruine que provoquent les "politiques climatiques" montées sur tableurs Excel par des militants profiteurs et totalement déconnectées du réel.
RAVON
On serait tenter de dire "enfin !" Les objectifs sont déments. Songez à une école, les 1000m2 sont vite atteints . Baisser de 40% en 2030 puis 50% en 2040 , même en isolant tout depuis l'extérieur, en changeant les fenêtres etc ... On n'y arrive pas. Le pays est ruiné et la seule solution serait de détruire et de reconstruire et même ainsi, calculs faits , on ne passe pas. Le pays n'a pas les moyens de tout reconstruire. Surtout si de surcroît un restaurant scolaire prépare les repas sur place. Poser des PV n'est pas pris en compte et c'est en hiver qu'on les attendrait. Le décret tertiaire est un décret idéologique, déconnecté des réalités thermiques. Il eut mieux fallu imposer 18°C dans les locaux que des objectifs impossibles. Tout ce qui est excessif est insignifiant. Visitez le site OPERAT et consultez les tutos sur you tubes ... édifiant.
HOST ALIER
Si ces 19 organisations avaient fait appel à des entreprises de maintenance spécialisées, en mesure de leur proposer un Contrat de Performance Énergétique (CPE), elles ne seraient pas aujourd'hui contraintes de demander des dérogations. À ma connaissance, il n'existe aucun cas d'entreprise ayant signé un CPE qui ne soit pas en capacité de respecter les objectifs fixés par le Décret Tertiaire. J'espère que l'administration ne dérogera pas à cette règle. Je reste à la disposition de ces organisations pour les mettre en contact avec des entreprises spécialisées.
AUBERTIE Jean …
Devant un brouaha administratif, complexité et paperasse... intervention du "docteur" spécialiste qui se fait grassement rémunéré et avec votre complicité! Nous somme rééllement en absurdistant et qui paye et qui s'appauvrit toujours les mêmes! Ne vous étonnez pas que la violence augmente vous vous prenez pour les nouveaux Dieux! Et pourtant vous êtes les aristocrates d'un système à bout de souffle. Comment diminuer la dette ? comment faire des économies? En puisant le pétrole et le gaz que nous avons sur nos territoires au lieu de l'acheter à des puissances autocrats et dictatoriales , Sabns vouloir vous offencez il faut repartir avec un budget base zéro avec des objectifs à tenir, et ceux qui ne les ont pas atteint sont pénalisés voir virés!
Jean-Alain Bouchet
Pour tous voici un rappel historique de la démarche législative et réglementaire de réduction des consommations en secteur tertaire : Il y a 15 ans, la loi ENE du 12 juillet 2010 (Grenelle II) portant engagement national pour l'environnement. Des travaux d'amélioration de la performance énergétique devront réalisés dans les bâtiments existants à usage tertiaire dans un délai de huit ans à compter du 1er janvier 2012. Il y a 10 ans la loi TECV du 17 août 2015. L’obligation de rénovation est prolongée par périodes de dix ans à partir de 2020 jusqu'en 2050 avec un niveau de performance à atteindre renforcé chaque décennie, de telle sorte que le parc global concerné vise à réduire ses consommations d'énergie finale d'au moins 60 % en 2050 par rapport à 2010. Le décret d’application de mai 2017 a été annulé par le conseil d’Etat Il y a 5 ans la loi ELAN du 23 novembre 2018. Les objectis visés par pallier peuvent être atteints soit en valeur relative 40 %, 50 % et 60 % par rapport à une consommation énergétique de référence qui ne peut être antérieure à 2010 soit en valeur absolue en fonction de la consommation énergétique des bâtiments nouveaux de leur catégorie. Il y a 3 ans, le décret tertaire impose quant à lui une obligation d’action et les arrêtés d’application fournissent des valeurs adaptées à chaque secteur et paramétrées selon les densités d’activité et les contraintes climatiques. Cette affaire est connue des professionnels depuis de longue date.
Héra Rude
Heureusement que le gouvernement veut lutter contre le commerce en ligne ! Lui, au moins n'est pas concerné et les géants de ce bisenesse auront alors le champ libre pour installer de gigantesques entrepôts juste de l'autre côté des frontières. Les politicants pourront alors se targuer de lutter contre le chômage... Il est temps d'interdire de décision politique tous les fonctionnaires où ayant postulé au fonctionnariat, tous ces imbéciles vont nous amener à la féodalité économique !

Ajouter un commentaire