- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le plan d'aides au secteur du transport routier face à la flambée des prix du carburant, annoncé fin mars par le gouvernement, entrera en vigueur la semaine prochaine, et les aides pourraient être renouvelées en mai, a indiqué vendredi le ministre des Transports Philippe Tabarot.
Le décret signé
"J'ai signé un décret (...) hier pour (que ces aides) soient utilisables dès le début de la semaine prochaine et qu'elles soient, le cas échéant, si la crise continue, durables et renouvelables", a déclaré Philippe Tabarot sur Sud Radio.
Le décret ne figure pas vendredi au Journal officiel. Interrogé sur le fait d'"envisager en mai une reconduction de ces aides", le ministre a répondu : "Bien sûr".
"L'idée, c'est de sortir de cette difficulté, c'est de les aider de manière indirecte aussi à la trésorerie, à un certain nombre de reports des échéances fiscales, des échéances sociales", a-t-il ajouté.
Le gouvernement avait annoncé le 27 mars un plan d'aide de près de 70 millions d'euros aux secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants, dont 50 millions pour le secteur du transport routier.
🔴Stellantis, prix des carburants, électrification du parc automobile... @PhilippeTabarot était l'invité politique du #GrandMatin au micro de @MaximeLledo
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Les divergences sur les modalités « réglées »
Les TPE et PME recevront l'équivalent de 20 centimes d'euros par litre de carburant, afin de renflouer la trésorerie des sociétés "justifiant de difficultés économiques majeures", avait alors souligné Philippe Tabarot.
Il a indiqué vendredi avoir "beaucoup travaillé" avec les fédérations du secteur, et "on a trouvé un plan qui a satisfait tout le monde, qui est ciblé sur les petites entreprises, sur les moyennes entreprises et sur les entreprises à taille intermédiaire". "On avait quelques divergences sur les modalités. Elles sont aujourd'hui réglées", a-t-il ajouté.
"Le transport de marchandises se fait principalement par la route dans notre pays, à hauteur de 90 %. Même si je me bats pour le transport fluvial, pour le fret également, parce que mettre des camions sur des trains ou des chargements, ça a du sens aussi. On souhaite le développer, mais aujourd'hui ça se fait par la route. D'où la difficulté des entreprises de transport", a encore détaillé Philippe Tabarot.
La FNTR (Fédération nationale des transports routiers) avait déploré, mercredi dans un communiqué, le fait que, "annoncé il y a près de trois semaines, le dispositif d'aides directes forfaitaires au transport routier (...) n'est toujours pas opérationnel. Les entreprises de transport n'ont bénéficié d'aucune remise sur le carburant".