- Connaissance des Énergies avec AFP
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En temps de paix, environ un cinquième du pétrole brut mondial et du gaz naturel liquéfié transite par le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique aujourd'hui quasiment paralysée par la guerre au Moyen-Orient.
Le conflit a éclaté le 28 février, avec l'attaque lancée par les États-Unis et Israël sur l'Iran, qui a riposté par des frappes dans la région et des restrictions d'accès au détroit.
Voici cinq choses à savoir sur ce blocage.
- 23 incidents de sécurité -
Depuis le 1er mars, 23 navires commerciaux, dont onze pétroliers, ont été attaqués ou ont signalé des incidents dans le Golfe, le détroit d'Ormuz ou le golfe d'Oman, selon l'agence maritime britannique UKMTO.
S'y ajoutent quatre attaques visant différents types de navires, revendiquées par les Gardiens de la Révolution iraniens mais non confirmées par les autorités internationales.
- 8 travailleurs de la mer tués -
Depuis le début du conflit, au moins huit marins ou dockers ont été tués dans des incidents dans la région, selon l'Organisation maritime internationale (OMI).
Quatre autres personnes sont portées disparues et dix ont été blessées.
- Trafic maritime en baisse de 95% -
Le détroit enregistre habituellement quelque 120 transits quotidiens, d'après la société de données maritimes Lloyd's List.
Du 1er au 19 mars, les navires transportant des matières premières n'ont effectué que 116 passages au total, d'après la société d'analyse Kpler, soit une baisse de 95%.
Parmi eux, 71 ont été réalisés par des pétroliers ou des méthaniers, la plupart quittant le détroit vers l'est.
- 20.000 marins bloqués -
Quelque 20.000 marins sont bloqués dans la région, ainsi que des passagers de navires de croisière, des travailleurs portuaires et des équipes offshore, selon l'OMI.
L'organisation estime qu'au moins 3.200 navires s'y trouvent actuellement. Jusqu'aux deux tiers sont de "grands navires commerciaux engagés dans le commerce international".
Dans une note publiée le 18 mars, la société de conseil maritime Clarksons indiquait que 250 pétroliers se trouvaient dans le Golfe, soit 5% du tonnage mondial de transport de brut.
- Carburant marin en hausse de 87% -
Le prix du carburant pour navires a augmenté de 87% depuis le début du conflit, selon les données de l'observatoire du secteur Ship and Bunker.
Le coût de l'acheminement d'un baril de brut a doublé depuis le début de l'année pour atteindre 10 dollars, selon le cabinet Clarksons.