Guerre au Moyen-Orient: les conséquences économiques mondiales

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Voici les dernières évolutions économiques mondiales jeudi vers 07H30 GMT, au 41e jour du conflit au Moyen-Orient.

Les Bourses européennes hésitantes à l'ouverture

Les Bourses européennes ont ouvert sans direction claire jeudi, la vague de soulagement sur les marchés de la veille laissant place aux inquiétudes des investisseurs autour du fragile cessez-le-feu en Iran, sur fond de frappes au Liban et de reprise des prix du pétrole.

Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris perdait 0,15% et Francfort 0,54%, Londres gagnait 0,22% et Milan restait à l'équilibre (+0,04%).

Le pétrole se reprend, après son plongeon de la veille, l'enthousiasme généré par la trêve conclue entre les Etats-Unis et l'Iran s'estompant alors que les investisseurs guettent une réouverture effective du détroit d'Ormuz.

Vers 06H30 GMT, le baril de WTI nord-américain grimpait de 3% à 97,23 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, gagnait 2,10% à 96,74 dollars.

Ormuz: Paris estime "inacceptable" l'éventualité d'un péage

Instaurer un mécanisme de péage dans le détroit d'Ormuz serait "inacceptable", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie française, en martelant que ce serait contraire au droit international.

"Ce n'est pas acceptable parce que la liberté de navigation dans les eaux internationales est un bien commun, un bien commun de l'humanité qui ne doit être contrariée par aucune entrave et aucun droit de passage", a déclaré Jean-Noël Barrot, alors que le président américain Donald Trump a évoqué mercredi la création d'une société commune pour gérer la navigation dans ce détroit avec paiement.

"Personne ne l'accepterait, tout simplement parce que c'est illégal. Les eaux internationales sont libres à la circulation des navires", a ajouté M. Barrot.

Air France prolonge la suspension de ses vols vers le Moyen-Orient jusqu'au 3 mai

La compagnie Air France a annoncé une prolongation de la suspension de ses vols vers le Moyen-Orient jusqu'au 3 mai, d'après un communiqué transmis jeudi à l'AFP, une décision prise avant le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran.

"En raison de la situation sécuritaire à destination et du maintien de la fermeture des espaces aériens aux vols commerciaux, la compagnie est contrainte de prolonger la suspension de ses vols: de/vers Tel Aviv, Beyrouth, Dubaï et Ryad jusqu'au 3 mai 2026 inclus (soit jusqu'au 4 mai 2026 pour les vols au départ de Dubaï)", détaille Air France.

L'Inde augmente ses subventions aux engrais

L'Inde a augmenté de plus de 11 % par rapport à l'an dernier ses aides à l'achat d'engrais pour soutenir son vaste secteur agricole affecté par la hausse des prix après la guerre au Moyen-Orient.

"La subvention sera versée aux entreprises d'engrais en fonction des tarifs approuvés et notifiés, de manière à ce que les intrants soient mis à la disposition des agriculteurs à des prix abordables", indique un communiqué du gouvernement.

L'agriculture, qui emploie plus de 45% de la main-d'oeuvre du pays le plus peuplé de la planète, représente un bloc électoral très puissant.

Détroit d'Ormuz: l'Iran annonce deux routes maritimes alternatives, invoquant de possibles "mines"

La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a annoncé que les navires franchissant le détroit d'Ormuz devaient emprunter deux routes alternatives, proches des côtes iraniennes, invoquant la possibilité de "mines" sur l'itinéraire habituel plus au large.

"De manière à être protégés de possibles collisions avec des mines, en coordination avec la marine des Gardiens de la Révolution (...), jusqu'à nouvel ordre, (les navires) devront prendre des routes alternatives pour le trafic dans le détroit d'Ormuz", ont indiqué des médias iraniens citant un communiqué militaire accompagné d'une carte maritime montrant les itinéraires au sud et nord de l'île de Larak.

Les Emirats estiment que l'Iran doit payer pour les "dégâts et réparations"

Les Emirats arabes unis ont estimé mercredi que l'Iran devait payer pour "les dommages et réparations" causés par ses attaques dans le Golfe, tout en demandant des éclaircissements à Washington sur les modalités de la trêve.

Les Emirats "demandent des éclaircissements supplémentaires sur les dispositions de l'accord afin de garantir l'engagement total de l'Iran en faveur d'une cessation immédiate de toutes les hostilités dans la région et de la réouverture complète et inconditionnelle du détroit d'Ormuz", a écrit le ministère émirati des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les attaques iraniennes "exigent une position ferme, notamment pour garantir que l'Iran soit tenu pour responsable et pleinement redevable des dommages et des réparations", a-t-il ajouté.

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