Démarrage à Adrar après validation de l’étude
Le ministère algérien des Hydrocarbures qualifie le démarrage du tronçon national de « évènement historique ». La cérémonie organisée dans la région d’Adrar s’est tenue en présence du ministre Mohamed Arkab, de ses homologues Ekperikpe Ekpo et Hamadou Tini, ainsi que des dirigeants de Sonatrach, NNPC et Sonidep.
Ce lancement intervient après une réunion ministérielle à Alger du comité de pilotage ayant entériné l’adoption du rapport final de l’étude de faisabilité réalisée par le cabinet britannique Penspen, indique le ministère. Le projet vise un corridor Nigeria, Niger, Algérie, avec raccordement au réseau algérien pour évacuation ultérieure.
Capacités prévues et débouchés
Le TSGP est présenté par Alger comme une étape charnière, avec un objectif de transport de 20 à 30 milliards de mètres cubes par an depuis le Nigeria, via le Niger, vers l’Algérie. Le ministère précise que le tronçon engagé captera à la fois du gaz nigérian et des volumes supplémentaires produits en Algérie, notamment depuis le bassin d’Ahnet.
Selon des sources sectorielles, la capacité visée est proche de 30 milliards de mètres cubes par an pour un tracé de plus de 4 000 km, relié au hub d’Hassi R’Mel puis aux interconnexions vers l’Europe. Ce pipeline s’inscrit dans l’architecture de transport du gaz naturel, en complément des flux gaziers existants et des exportations potentielles vers les marchés régionaux et internationaux.
Concurrence régionale et coût du projet
Le TSGP avait été lancé en 2009 avec un coût alors estimé à 10 milliards de dollars. Le ministère rappelle que l’enveloppe est désormais évaluée entre 12 et 18 milliards d’euros, une fourchette liée à l’actualisation des études et au dimensionnement des tronçons.
Sur le plan régional, le Nigeria-Maroc (NMGP), long d’environ 6 000 km, traversera 13 pays de la façade atlantique avant connexion au GME, pour un coût annoncé de 23 milliards d’euros. Selon les maîtres d’ouvrage, sa capacité de conception est de l’ordre de 31 milliards de mètres cubes par an, un positionnement concurrent pour desservir le marché européen aux côtés des approvisionnements par GNL.
Le ministère algérien souligne que le TSGP doit aussi contribuer à l’alimentation des pays du Sahel. L’Algérie, devenue l’un des principaux fournisseurs de gaz de l’Europe ces dernières années, voit dans ce corridor un levier supplémentaire de sécurisation et de diversification des routes d’exportation.
Le coût du TSGP est désormais estimé entre 12 et 18 milliards d’euros, selon le ministère.