- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le président argentin Javier Milei a estimé lundi que le conflit au Moyen-Orient va engendrer pour l'Argentine une amélioration économique, en lien avec les prix du pétrole et céréales qu'elle exporte, et une "fenêtre" pour accumuler des réserves de change.
Au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient, les cours des hydrocarbures se sont envolés lundi, le pétrole passant au-dessus des 100 dollars le baril.
L'Argentine, "dans ce contexte, va bénéficier d'une amélioration des termes de l'échange, parce que le prix du pétrole augmente, l'Argentine en est exportatrice nette", a estimé M. Milei à la radio FM Now, depuis New York, où il participe à une "Argentina week" pour promouvoir les investissements dans son pays.
Il avait ce week-end participé en Floride au sommet du "Bouclier des Amériques" aux côtés de son allié Donald Trump, dont le gouvernement Milei a salué les frappes contre l'Iran.
En outre, a souligné le président ultralibéral, "tous les grains qu'exporte l'Argentine sont à la hausse: soja, maïs, tournesol".
"Aussi, inévitablement, les termes de l'échange de l'Argentine s'améliorent très fortement et, puisqu'il s'agit d'une situation transitoire, cela ouvre une fenêtre pour agir fortement sur l'accumulation de réserves" de change pour le pays, a encore estimé Javier Milei.
L'Argentine est devenue exportatrice nette de pétrole ces dernières années, soutenue principalement par un meilleur rendement des gisements de Vaca Muerta, dans la province de Neuquén (sud-ouest).
Le complexe pétrole-gaz représente environ 13,5% des exportations de l'Argentine, deuxième poste mais loin toutefois derrière le secteur agricole ultra-dominant, qui représente plus de 60% des exportations.
A plus long terme, a projeté M. Milei, "il est probable que d'ici la seconde moitié de l'année, tous ces processus guerriers aient trouvé une fin, y compris la libération de Cuba. Dans ce contexte, il est très probable que les prix se réajustent", a-t-il prédit, donc "il faut savoir profiter" de la fenêtre actuelle.
Le président argentin a par ailleurs estimé que la stabilisation macro-économique de l'Argentine depuis deux ans "a fait que nos taux de change et taux d'intérêt ont été beaucoup moins affectés que dans d'autres cas" de choc externes par le passé.