Le gouvernement indique ne pas constater de marges abusives chez les distributeurs de carburants

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les distributeurs de carburants n'ont pas réalisé de marges abusives depuis le début de la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient, affirme le gouvernement, qui va publier mercredi des données chiffrées sur le sujet.

Une actualisation hebdomaire à venir

Il présentera à la mi-journée un état des lieux de l'évolution des marges brutes, "avec une approche par typologie de distributeurs (grande et moyenne distribution, stations indépendantes), a indiqué mercredi la ministre déléguée chargée de l'Energie Maud Bregeon à la sortie du conseil des ministres.

"Une actualisation sera faite chaque semaine pour que les Français puissent suivre l'état de la situation", a-t-elle ajoutée, en évoquant une "opération de transparence".

À la question de savoir si les distributeurs ont réalisé des marges abusives, la ministre a répondu : "Ce n'est pas ce que montre la formule de calcul avec laquelle nous avons travaillé avec les distributeurs". "Ces hausses (des prix du carburants) s'expliquent et peuvent s'expliquer. C'est légitime par l'évolution des prix du marché, mais ça ne doit pas aller au-delà", a-t-elle ajouté.

Les hausses moyennes à la pompe depuis le début de la crise

La marge brute est la différence entre le prix auquel le distributeur achète le carburant en sortie de raffinerie et le prix auquel il le vend à la pompe. Elle sert à couvrir les frais d'acheminement et les coûts liés au fonctionnement de la station-service. Les prix des essence SP95-E10 et SP98 en France ont atteint mercredi leur plus haut niveau depuis le début de la guerre contre l'Iran lancée fin février par les États-Unis et Israël.

Le prix du litre de Super sans plomb SP95-E10, l'essence la plus consommée en France, s'affichait mercredi en moyenne à 2,038 euros, d'après un calcul de l'AFP réalisé sur les prix rapportés par quelque 7 299 stations à un site gouvernemental. Les automobilistes déboursent en moyenne 32 centimes de plus (+18,47%) par rapport au 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran.

En ce qui concerne le SP98, une essence souvent plus chère que les autres, elle s'affichait à 2,123 euros le litre en moyenne, une hausse de près de 30 centimes (+16,29%). Le prix moyen du litre de gazole se maintient toujours à des niveaux élevés, à 2,227 euros

La guerre au Moyen-Orient a fait monter fortement les cours du pétrole, avec une grande partie des exportations de brut des pays du Golfe bloquées en raison de la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, et de nombreuses frappes sur les infrastructures énergétiques. En France, les secteurs les plus affectés par la flambée des prix du carburant sont la pêche, le transport ou encore l'agriculture, grands consommateurs de carburants.

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