Astana se propose comme dépositaire sous condition d’accord

Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a déclaré au Financial Times que le Kazakhstan s’est dit disposé à prendre en charge le stock d’uranium enrichi de l’Iran, à la condition qu’un accord soit trouvé entre les États-Unis et l’Iran sur le programme nucléaire de Téhéran. Cette possibilité a été évoquée lors d’un entretien à Astana avec le président Kassym‑Jomart Tokaïev, selon M. Grossi.

D’après l’article évoqué par l’AIEA, la proposition d’Astana porte sur la garde matérielle du stock existant d’uranium enrichi iranien. Les modalités opérationnelles et juridiques d’un tel transfert n’ont pas été détaillées à ce stade par les parties citées.

Point dur des négociations et exigences américaines

Le traitement du stock d’uranium enrichi de l’Iran figure parmi les dossiers les plus difficiles à résoudre pour sceller un accord visant à mettre un terme à la guerre menée par les États‑Unis et Israël contre l’Iran. Ce point conditionne l’avancée des discussions, selon les éléments rapportés par l’AIEA au Financial Times.

Le président américain Donald Trump a affirmé qu’il s’apprêtait à prendre une « décision finale » sur un possible accord pour mettre fin au conflit. Il a exigé que « l’Iran doit accepter qu’ils n’auront jamais d’arme nucléaire. Le détroit d’Ormuz doit être ouvert immédiatement » et que Téhéran s’engage à le déminer, demandant en lettres capitales que l’uranium enrichi soit « DETRUIT ».

Selon le site américain Axios, un projet de protocole d’accord en discussion n’arrêterait pas la question du programme nucléaire iranien, renvoyée à un traitement ultérieur, mais inclurait un engagement de l’Iran à ne pas chercher à se doter de la bombe atomique.

Le conflit au Moyen‑Orient, déclenché le 28 février 2026 par une offensive israélo‑américaine contre l’Iran, a fait des milliers de morts. Il ébranle l’économie mondiale en faisant grimper les cours du pétrole, la République islamique verrouillant le détroit d’Ormuz, passage stratégique du commerce mondial d’hydrocarbures.