Le pétrole accélère après les frappes israéliennes à Doha

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole ont accéléré leur hausse mardi après des frappes israéliennes ayant visé les domiciles de dirigeants du Hamas à Doha, au Qatar, faisant monter les tensions dans la région.

Plusieurs explosions ont été entendues dans la capitale qatarie et de la fumée s'est élevée d'un quartier, selon des journalistes de l'AFP sur place.

"L'armée et le service de sécurité intérieure (Shin Bet) ont mené une frappe ciblée contre la haute direction de l'organisation terroriste Hamas", a dit l'armée israélienne dans un communiqué.

Le Qatar n'est pas un acteur majeur du pétrole, mais le pays est géographiquement proche d'importants producteurs comme l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis ou l'Iran.

"Le risque de propagation régionale augmente", estime Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy, et les conséquences sur le marché pétrolier dépendront "de la réaction du Qatar".

Vers 15H30 GMT (17H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, prenait 1,50% à 67,01 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en octobre, gagnait 1,64% à 63,28 dollars.

L'or noir évoluait déjà en légère hausse plus tôt dans la séance, notamment avec l'attente de nouvelles sanctions américaines contre la Russie par les opérateurs du marché pétrolier.

"Toutes les options sont sur la table" pour pousser Moscou à entamer des pourparlers de paix sur l'Ukraine et "nous sommes prêts à prendre des mesures fortes contre la Russie" si ce n'est pas le cas, a affirmé le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent dans la nuit de lundi à mardi.

Donald Trump avait déjà fait part de son mécontentement dimanche après une attaque aérienne russe d'une ampleur sans précédent contre l'Ukraine qui a touché pour la première fois le siège du gouvernement.

Dans ce contexte, la hausse des quotas de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) pour le mois d'octobre est passée au second plan.

Mais "l'Arabie saoudite a réduit plus que prévu ses prix de ventes officiels à l'Asie pour les barils d'octobre" afin d'encourager la demande, soulignent les analystes de DNB Carnegie, précisant que le royaume est déterminé à "pousser l'augmentation de la production sur le marché".