- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les prix du pétrole ont terminé en légère baisse jeudi, le marché adoptant une posture prudente dans l'attente d'une réponse de l'Iran à la dernière proposition des États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Après avoir chuté brièvement en début de séance de plus de 5%, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, n'a finalement perdu que 1,19% à 100,06 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, a reculé de 0,28% à 94,81 dollars, après également s'être affiché en baisse de plus de 5% lui aussi.
"Ce matin, les opérateurs s'attendaient à une réaction de l'Iran à la proposition américaine (...) visant à parvenir à un accord", explique auprès de l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates, d'où la baisse marquée des cours en début de séance.
"Mais au fil de la journée (...), le marché s'est montré un peu plus sceptique quant au temps qu'il faudra pour y arriver", poursuit l'analyste.
Les Etats-Unis attendent toujours une réponse de Téhéran à leur dernière proposition en vue de mettre fin durablement à la guerre et rouvrir le stratégique détroit d'Ormuz.
Environ un cinquième de l'offre mondiale d'hydrocarbures transite en temps normal par ce goulet d'étranglement, de facto bloqué par Téhéran depuis le début de la guerre le 28 février, soit environ 20 millions de barils de brut et de produits pétroliers par jour en 2025, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
EN cas d'accord, Andy Lipow anticipe que "le prix du baril baisserait de 5 à 10 dollars."
Mais pour le moment, la situation semble en suspens.
Parlant de "très bonnes discussions dans les dernières 24 heures", Donald Trump a jugé mercredi "très possible" un accord de paix avec l'Iran, même s'il a de nouveau agité la menace d'une reprise des bombardements.
Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a lui estimé que Washington cherchait à forcer la "reddition" de Téhéran par une "nouvelle stratégie" visant à "détruire la cohésion du pays".
En parallèle, les Etats-Unis ont imposé jeudi des sanctions au vice-ministre irakien du Pétrole, accusé d'avoir fait passer pour des hydrocarbures irakiens de l'or noir en provenance d'Iran.
Washington impose des sanctions unilatérales à l'Iran, interdisant à quiconque d'acheter du pétrole iranien.