Le pétrole se stabilise, le marché attendant de nouveaux pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole hésitent mercredi, le blocage du détroit d'Ormuz continuant d'inquiéter le marché mais les déclarations de Donald Trump indiquant que la guerre était "presque finie" ayant nettement fait baisser les cours mardi.

Vers 10H05 GMT (12H05 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, prenait 1,01% à 95,75 dollars, proche du niveau observé avant l'échec des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran au Pakistan ce week-end.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, gagnait 0,72% à 91,94 dollars.

La guerre dans le Golfe est "presque finie", a assuré le président américain Donald Trump mardi soir sur Fox News, assurant que les autorités iraniennes "veulent vraiment parvenir à un accord".

Il a par ailleurs évoqué une possible reprise des discussions avec l'Iran dès cette semaine au Pakistan.

"Il est clair que Trump et la Maison-Blanche veulent sortir d'une guerre impopulaire aux États-Unis", estime Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.

Désormais la question clé "est de savoir ce que l'Iran veut et est prêt à accepter", juge l'analyste.

Mardi, encouragé par la perspective d'apaisement, "le pétrole a été vendu, en ignorant avec désinvolture le fait que le trafic dans le détroit d'Ormuz reste nettement inférieur à son niveau d'avant-guerre", note Tamas Varga, analyste chez PVM.

Mais la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz orchestrée par l'Iran se poursuit, et bloque une très grande partie des exportations des pays du Golfe.

Dans son rapport mensuel, l'Agence internationale de l'énergie précise que la production mondiale de pétrole a en effet été amputée de 10,1 millions de barils par jour, s'établissant à 97,05 millions de barils par jour en mars, à cause de la guerre au Moyen-Orient.

Le blocus américain mis en place lundi contre les navires en provenance de ports iraniens s'ajoute désormais à cette situation.

"Le blocus américain pourrait retirer du marché 1,5 à 1,8 million de barils par jour supplémentaires de brut iranien, principalement destinés à la Chine, augmentant ainsi son exposition au conflit", précisent les analystes de Standard Chartered.

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