KEY ENERGY 2026

Le prix du gaz européen bondit de nouveau de plus de 30%

  • Connaissance des Énergies avec AFP
  • parue le

Le prix du gaz européen s'envole à nouveau lundi, propulsé par le conflit en cours au Moyen-Orient qui a entraîné la fermeture du détroit d'Ormuz et l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) par la compagnie énergétique publique qatarie.

Un responsable iranien menace de « brûler » tout navire tentant de franchir le détroit d'Ormuz

Vers 08H50 GMT (09H50 GMT), le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, grimpait de plus de 23%, après avoir bondi de plus de 33%, à 59,445 euros le mégawattheure, un niveau plus vu depuis février 2023 dans la foulée de l'envolée des prix dus à la guerre en Ukraine.

Un responsable iranien a menacé lundi de "brûler" tout navire tentant de franchir le détroit d'Ormuz, goulet d'étranglement par lequel transite environ 20% du pétrole et du GNL mondiaux, où la navigation est aujourd'hui paralysée.

La compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy a par ailleurs suspendu lundi sa production à la suite d'une attaque de drones iraniens contre les installations de deux de ses principaux sites de traitement de gaz. Entre 10 et 15% des importations européennes de gaz viennent du Qatar.

Des stocks de gaz remplis à 30% fin février

"Avant même le déclenchement du conflit avec l'Iran, l'Europe était confrontée à une période de réapprovisionnement estivale particulièrement difficile", souligne Jonathan Schroer, d'UniCredit.

Les stocks de gaz européens n'étaient remplis qu'à 30% fin février, contre 62% fin février 2024, relève l'analyste.

"Bien que l'Europe soit moins directement exposée aux exportations de GNL qatari que la Chine et d'autres clients asiatiques", ce gel du trafic dans le détroit d'Ormuz "intensifiera la concurrence mondiale pour les flux de GNL restants", ajoute-t-il.

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