- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole se stabilisent mardi devant la possibilité d'une accalmie sur le front de la guerre en Iran, après des informations de presse faisant part d'une possible fin de campagne militaire américaine par Donald Trump.
« Donald Trump pourrait bien se montrer un peu plus conciliant »
Vers 08H35 GMT, 10H35 à Paris, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, reculait de 0,05 % à 112,60 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, baissait de 0,44 %, à 102,43 dollars.
"Donald Trump pourrait bien se montrer un peu plus conciliant", affirme dans une note John Evans, analyste chez PVM Energy, en comparaison avec le ton employé la veille, lorsque le président américain menaçait d'"anéantir" les centrales électriques iraniennes, les puits de pétrole, et l'île de Kharg, point névralgique de l'industrie pétrolière de Téhéran.
Selon le Wall Street Journal, Donald Trump aurait indiqué à ses conseillers qu'il était prêt à interrompre sa campagne militaire, estimant que forcer la réouverture du détroit d'Ormuz prolongerait le conflit "au-delà de son calendrier de quatre à six semaines".
Quid de l'attitude de Téhéran ?
D'après le quotidien, Washington voudrait tenter d'obtenir de Téhéran par la voie diplomatique le déblocage de cette voie de passage stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
Mais la baisse des cours reste très modeste, et la volonté de l'Iran d'arrêter la guerre se pose également, au moment où un pétrolier sous pavillon koweïtien a été touché dans la nuit par une frappe de drone près du port de Dubaï, selon les autorités émiraties.
"La question reste de savoir dans quelle mesure l'Iran est prêt à renoncer au conflit, voire à autoriser la reprise du trafic maritime, et à renoncer à son pouvoir de tenir l'économie mondiale en otage", selon John Evans.
Au rang des nouvelles favorables au marché aussi, Pékin a indiqué mardi que trois bateaux chinois avaient franchi récemment le détroit d'Ormuz et a exprimé sa "gratitude" envers les parties impliquées, sans préciser de qui il s'agissait.