- Connaissance des Énergies avec AFP
- parue le

L'essence SP95-E10 est légèrement repassée mercredi sous la barre symbolique des 2 euros le litre en France hexagonale, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base des données gouvernementales.
Une baisse de près de 3 centimes pour le gazole depuis la trêve
Elle se vend en moyenne mercredi à 1,997 euro le litre, d'après une moyenne des prix pratiqués à la pompe par 7 324 stations à 11:00. Le SP98 coûtait en moyenne 2,090 euros le litre (moyenne sur 7 666 stations) et le gazole, carburant le plus consommé en France, se vendait à 2,308 euros le litre (moyenne sur 9 158 stations). Ces chiffres excluent la Corse et les départements et territoires d'outre-mer.
Depuis 2006, les stations-service ont l'obligation de communiquer leurs prix au site gouvernemental www.prix-carburants.gouv.fr. Ces données sont ensuite publiées en libre accès et analysées par l'AFP.
La barre symbolique des 2 euros le litre avait été atteinte le 1er avril pour le SP95-E10, l'essence la plus utilisée, et trois semaines plus tôt, le 9 mars, pour le gazole. Le 7 avril, veille de la conclusion du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran après plus d'un mois de guerre, le SP95-E10, le SP98 et le gazole étaient vendus respectivement à 2,018 euros, 2,114 euros et 2,337 euros le litre. La baisse est donc d'environ deux centimes pour les essences et de près de trois centimes pour le gazole depuis la trêve.
Un projet de décret pour « éviter des effets d'aubaine »
Les prix restent toutefois bien plus élevés que ceux du 27 février, la veille du déclenchement de la guerre par les États-Unis et Israël. Le SP95-E10 s'achète 28 centimes de plus, le SP 98 26 centimes et le gazole a explosé avec une hausse de 59 centimes le litre.
Face au mécontentement croissant des Français, le gouvernement envisage d'encadrer les marges des distributeurs sur les prix des carburants.
Un projet de décret, consulté par l'AFP, vise notamment à "éviter des effets d'aubaine" selon l'exécutif mais suscite une levée de bouclier des distributeurs, qui demandent le "retrait" de ce texte et plaident pour la suspension des certificats d'économies d'énergie afin de faire baisser les prix à la pompe.