Les prix du pétrole au plus bas depuis juin face à la demande morose

  • AFP
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Les prix du pétrole ont poursuivi leur chute mardi, les barils new-yorkais et londonien finissant à leur plus bas niveau depuis le mois de juin dans un marché toujours inquiet sur la reprise de la demande mondiale.

Le baril de pétrole américain (WTI) pour livraison en octobre a perdu 3,01 dollars mardi, soit une chute de 7,6% pour s'établir à 36,76 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre, coté à Londres, a lui fini à 39,78 dollars, en recul de 6,3% (-2,23 dollars).

"La conjugaison de la chute de Wall Street et d'un dollar fort pèsent sur les cours mais il y a toujours aussi cette préoccupation plus générale sur l'état de la demande", a noté Matt Smith de ClipperData, alors que les achats de la Chine semblent ralentir, "ce qui a effrayé le marché aujourd'hui".

Pour Eugen Weinberg, analyste pour Commerzbank, la faiblesse du cours "reflète d'abord les inquiétudes quant à la demande". Le week-end férié du Labor Day "a marqué la fin officielle d'une saison estivale décevante des déplacements en voiture aux États-Unis, le pays qui est de loin le premier consommateur mondial de pétrole", a-t-il relevé. "Septembre semble être un mois de correction", a commenté pour sa part Craig Erlam, analyste pour Oanda, après deux mois de hausse progressive.

Entre une activité économique déprimée dans de nombreux pays et des cas de Covid-19 qui repartent à la hausse et se traduisent par la mise en place de nouvelles restrictions aux déplacements, la consommation d'or noir reste loin de ses niveaux d'avant la pandémie.

Plusieurs observateurs ont également cité la publication lundi de prix en baisse pour octobre du pétrole vendu par l'Arabie saoudite à ses clients, notamment vers l'Asie, son principal débouché.

Selon M. Weinberg, les réserves mondiales de pétrole sont tellement pléthoriques à l'heure actuelle que le marché va avoir du mal à absorber le relâchement progressif de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de ses alliés au sein de l'OPEP+, qui restreignent leur production depuis plusieurs mois dans le but de faire remonter les prix.

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