Marco Rubio affirme qu'il n'y a pas de blocus pétrolier contre Cuba, qui l'accuse de mentir

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Cuba a accusé le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, de "mentir" après que ce dernier a affirmé mardi que Washington n'impose pas un blocus pétrolier à Cuba, mais que la crise énergétique sur l'île communiste provient d'une mauvaise gestion économique interne.

De nouvelles sanctions américaines

M. Rubio "a simplement choisi de mentir" et "contredit le président (Trump) et la porte-parole de la Maison-Blanche", Karoline Leavitt, en niant le "siège pétrolier criminel que lui-même a proposé" au président américain, a réagi sur X chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez. "Nos fournisseurs (de pétrole) sont intimidés, sont menacés en violation des règles du libre échange et de la liberté de navigation", a ajouté le ministre cubain.

M. Rodriguez a dénoncé les nouvelles sanctions annoncées par Donald Trump le 1er mai qui touchent notamment le secteur de l'énergie. "Le secrétaire d'État sait très bien les dégâts et les souffrances qu'il fait endurer au peuple cubain", a-t-il poursuivi.

"Il n'y a pas de blocus pétrolier contre Cuba en soi", avait déclaré un peu plus tôt le chef de la diplomatie américaine lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. "Cuba était habitué à recevoir du pétrole gratuit du Venezuela. Ils prenaient 60 % de ce pétrole et le revendaient en échange de devises", a ajouté Marco Rubio. "Le seul blocus qui a lieu c'est que les Vénézuéliens ont décidé (...) qu'ils ne vont plus faire cadeau de ce pétrole et encore moins à un régime en faillite", a-t-il affirmé.

« Pire qu'un communiste, c'est un communiste incompétent »

Depuis la chute du président vénézuélien, Nicolas Maduro, un allié de La Havane, capturé par les forces américaines début janvier, Washington applique une politique de pression maximale sur l'île déjà soumise à un embargo américain depuis plus de six décennies.

Donald Trump a signé fin janvier un décret présidentiel stipulant que l'île communiste, située à 150 km des côtes de Floride, représente une "menace extraordinaire" pour les États-Unis. Il a menacé de représailles tout pays souhaitant fournir ou vendre du pétrole à La Havane. Washington n'a autorisé l'arrivée que d'un seul pétrolier russe.

Le "modèle économique" de Cuba "ne fonctionne pas" et "les gens qui sont au pouvoir ne peuvent pas résoudre" la situation, a encore déclaré M. Rubio, qui a bâti sa carrière politique en Floride sur l'anticastrisme. "Pire qu'un communiste, c'est un communiste incompétent", a-t-il lancé.

Le secrétaire d'État sera à partir de jeudi en visite au Vatican, médiateur historique entre les deux pays qui ont reconnu être en pourparlers. "Nous serons enchantés de parler de la question de Cuba", a assuré M. Rubio, qui doit rencontrer le pape Léon XIV.

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