Moyen-Orient: onze pays, dont le Royaume-Uni et le Japon, appellent à une réponse économique "coordonnée"

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les ministres des Finances de onze pays, dont le Royaume-Uni, le Japon ou encore l'Australie, ont appelé mercredi à une réponse économique "coordonnée, responsable et réactive" à la guerre au Moyen-Orient, face aux risques "sur la croissance, l'inflation et les marchés".

Les pays signataires, parmi lesquels figurent aussi la Suède, les Pays-Bas, la Finlande, l'Espagne, la Norvège, l'Irlande, la Pologne et la Nouvelle-Zélande, saluent dans un communiqué un cessez-le-feu "crucial pour protéger les populations civiles et la sécurité de la région".

Ils appellent "à une résolution négociée rapide et durable du conflit" et au "rétablissement d'un transit libre et sûr par le détroit d'Ormuz", signalant qu'une reprise ou un élargissement des combats "feraient peser des risques supplémentaires sérieux sur la sécurité énergétique mondiale, les chaînes d'approvisionnement, ainsi que sur la stabilité économique et financière".

Ils appellent en outre "le FMI et la Banque mondiale à proposer une offre coordonnée de soutien d'urgence pour les pays dans le besoin, adaptée à la situation de chaque pays".

Ces pays disent aussi s'engager à "ce que toute réponse au niveau national soit budgétairement responsable", à éviter "les mesures protectionnistes" et assurent vouloir "accélérer la diversification énergétique à long terme, notamment grâce à la transition vers une énergie propre et à une meilleure efficacité énergétique".

"Ce n'est pas notre guerre, mais elle fait s'envoler les coûts pour les familles et les entreprises britanniques. Ma priorité, c'est la sécurité économique", a affirmé dans un communiqué séparé la ministre britannique des Finances Rachel Reeves, actuellement à Washington dans le cadre des réunions de printemps du FMI.

"Nous sommes prêts à jouer notre rôle" dans la réouverture détroit d'Ormuz, a-t-elle indiqué un peu plus tard, dans des propos tenus lors d'un forum organisé par la chaîne américaine CNBC, en référence à des discussions organisées en tandem avec la France vendredi sur "une mission multilatérale et purement défensive" sur le détroit d'Ormuz.

Mais ce détroit "était ouvert, il n'y avait pas de péage il y a quelques semaines", a souligné Mme Reeves. "Oui, nous voulons revenir à cette situation, mais je ne suis pas convaincue que ce conflit ait rendu le monde plus sûr."

La ministre britannique avait dénoncé mardi la "folie" américaine de s'engager dans une guerre "sans plan de sortie clair" au Moyen-Orient, qui affecte aujourd'hui "les familles du monde entier".

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