"Une trentaine de participants" à la visioconférence vendredi sur le détroit d'Ormuz

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Une "trentaine de participants" assisteront à la visoconférence vendredi, coprésidée par Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, pour mettre en place une mission de sécurisation du détroit d'Ormuz quand les conditions le permettront, a annoncé mardi l'Elysée.

Cette conférence, en format hybride, réunira MM. Macron et Starmer ainsi que le chancelier allemand Friedrich Merz et la Première ministre italienne Giorgia Meloni à Paris. Le reste des participants, "européens, moyen-orientaux, asiatiques et même latino-américains", s'y joindront en visioconférence, a précisé l'Elysée.

Nous voulons "construire une proposition crédible qui est au fond celle d'une troisième voie entre la pression maximale pratiquée précédemment par les Etats-Unis sur l'Iran et la reprise de la guerre, y compris les destructions iraniennes contre les pays du Golfe", a souligné l'Elysée lors d'un briefing avec des journalistes.

Les Etats-Unis ne seront en conséquence pas associés à cette mission et n'assisteront d'ailleurs pas vendredi à la conférence, a souligné la présidence française, à rebours des déclarations du chancelier Merz.

Le dirigeant allemand a annoncé vouloir discuter d'une participation américaine à une éventuelle mission de sécurisation du détroit d'Ormuz paralysé par la guerre au Moyen-Orient, alors que Paris souhaite la mener avec des pays non belligérants.

"Nous le ferons certainement en bonne intelligence avec les Américains mais nous n'entrerons pas dans une coalition avec les Américains tout simplement parce que nous ne sommes pas parties au conflit", a relevé le conseiller élyséen.

Cette mission suppose des "conditions de sécurité" effectives. "Pour l'instant nous avons un cessez-le-feu informel et dont la durabilité n'est pas établie", a-t-il ajouté.

Des discussions sont en cours pour une possible reprise des négociations irano-américaines visant à obtenir un cessez-le-feu durable après l'échec d'un premier round dimanche au Pakistan.

"Nous avons besoin d'être sûrs que nous avons un engagement iranien de ne pas tirer sur les bateaux qui passent et des Etats-Unis de ne bloquer aucun bateau qui sorte ou qui rentre dans le détroit d'Ormuz", a insisté le conseiller élyséen.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite 20% du pétrole et gaz liquéfié mondial, ne devra pas être "miné", "aucun péage ne sera accepté" et le statu quo antérieur à la guerre devra y être rétabli.

Pour cela, les pays candidats à la mission sont "prêts à envoyer des chasseurs de mines".

Les pays candidats à cette mission vont s'engager "selon ses moyens". La France dispose pour sa part d'un porte-avions, d'une dizaine de bateaux et d'une cinquantaine d'avions dans la région, a rappelé l'Elysée.

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