Newsletters des énergies

Efficacité énergétique : une base de données de l’AIE primée

Base de données AIE

Selon la base BEEP, 65% de l'énergie consommée dans les bâtiments en France est absorbée par le secteur résidentiel.

Le Forum euro-méditerranéen sur l’efficacité énergétique remet aujourd’hui le prix du meilleur « projet innovant » de 2012 à une plateforme de données développée par l’AIE. Celle-ci permet d’avoir un aperçu global des politiques d’efficacité énergétique dans les bâtiments dans 34 pays.

Baptisée BEEP (Building Energy Efficiency Policies), la base de données de l'AIE est intégrée au site www.sustainablebuildingscentre.org. Elle délivre des informations chiffrées sur la consommation d’énergie dans les bâtiments mais surtout sur les politiques développées pour diminuer cette consommation dans les 28 pays membres de l’AIE ainsi qu’en Afrique du Sud, au Brésil, en Chine, en Inde, en Russie et en Tunisie.

Les fiches d’identité des pays agrègent les différentes mesures que ceux-ci entreprennent. Parmi ces mesures figurent :

  • des « building energy codes » qui correspondent aux principaux instruments de régulation de la consommation d’énergie, notamment des niveaux minimums de performance édictés (par exemple, RT 2012 en France) ;
  • des « labelling schemes » qui désignent tous les labels développés pour permettre aux clients de comparer différents produits ou de juger des caractéristiques énergétiques globales d’un bâtiment (par exemple, Bâtiment Basse Consommation en France) ; 
  • des « incentives schemes » qui désignent principalement les incitations fiscales, financières et économiques (par exemple, dispositif Scellier et éco-prêt à taux zéro en France) 

Sur cette base, il est possible de mesurer les efforts nationaux des pays et de s’inspirer des meilleures pratiques. Cette base de données s’adresse ainsi tant aux décideurs, aux industriels qu’au grand public à qui elle présente un éventail des initiatives renforçant l’efficacité énergétique dans les bâtiments.

Pour rappel,  ce secteur absorbe 32% de la consommation finale d’énergie dans le monde à l’heure actuelle. En France, cette proportion s’élève à 41% en 2011.