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D’où vient l’uranium naturel importé en France ?

Importations d'uranium

Le Niger est historiquement associé aux importations françaises d'uranium. (©photo)

La France a besoin de près de 9 900 tonnes d’uranium naturel par an pour fabriquer le combustible alimentant son parc de 58 réacteurs nucléaires(1). La totalité de cet uranium est importée : l’exploitant EDF achète le combustible final auprès d’Areva qui sécurise son approvisionnement en amont en achetant de l’uranium provenant de différentes zones géographiques. Parmi celles-ci figurent principalement le Niger, le Canada, l’Australie et le Kazakhstan.

La répartition exacte des importations françaises n’est toutefois pas communiquée par EDF et Areva qui relaient des documents assez globaux sur l’origine de ces importations. A l’échelle mondiale, Areva et la société kazakhe KazAtomProm sont les deux principaux producteurs d’uranium devant le canadien Cameco. Le groupe français extrait principalement de l’uranium des mines d’Arlit et d’Akouta au Niger et de Tortkuduk au Kazakshtan. Il produit également du minerai au Canada.

Presque deux tiers de la production mondiale d’uranium proviennent des mines du Kazakhstan (36,5%), du Canada (15%) et d’Australie (12%) selon les dernières données de l’association mondiale du nucléaire (WNA)(2) portant sur 2012. Suivent le Niger, la Namibie, la Russie et l’Ouzbékistan.

Compte tenu du prix de l’uranium naturel sur les marchés, le montant des importations françaises d’uranium peut être estimé entre 500 millions et un milliard d’euros par an. Notons que le coût du combustible nucléaire constitue in fine seulement 5% en moyenne du prix final du kWh sorti des centrales nucléaires.