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Brexit: les financements de la BEI en France ont baissé en 2018

  • AFP
  • parue le

Les financements du groupe Banque européenne d'investissement (BEI) en France ont chuté en 2018 à 7,2 milliards d'euros, contre 8,6 milliards en 2017, notamment à cause du Brexit, a affirmé lundi son vice-président Ambroise Fayolle.

La BEI elle-même a accordé pour 6,1 milliards de prêts et le Fonds européen d'investissement, qui finance les PME, 1,1 milliard, a précisé le bras financier de l'Union européenne. "Comme ailleurs en Europe, on a une baisse de notre action en Europe en 2018" due "à l'impact des incertitudes liées au Brexit sur l'activité de la BEI" ainsi qu'aux prêts en moyenne plus modestes pour les projets qui s'inscrivent dans le cadre du plan Juncker, a expliqué M. Fayolle à la presse.

"Pour 2019, on est plutôt sur une perspective de croissance", a-t-il ajouté alors même que "les Britanniques partent avec 40 milliards" de capital mobilisable que les 27 autres pays doivent remplacer en proportion de la taille de leurs économies, soit 7 à 8 milliards d'euros pour la France.

"Depuis le Brexit, on ne fait pratiquement plus rien en Grande-Bretagne", a encore dit M. Fayolle qui a reconnu que les portefeuille de prêts accordés au Royaume-Uni est "de très bonne qualité".

Le plan Juncker ou Fonds européen pour les investissements stratégiques, dont les financements s'élèvent aujourd'hui à 380 milliards dans toute l'UE et doivent atteindre 500 milliards en 2020, permet en apportant des garanties supplémentaires de prendre des risques plus élevés que ceux pris pris habituellement par la BEI.

La France est le premier bénéficiaire de ce plan, alors qu'elle n'est que le troisième bénéficiaire de la BEI.

Grâce au plan Juncker, "on est maintenant présents dans les financement de petites entreprises à fort potentiel de croissance" comme Carmat (coeur artificiel) ou Nanobiotix (recherche contre le cancer), a précisé le vice-président de la BEI. "On était connu pour être une banque de financement de gros projets d'infrastructures et on devient de plus en plus une banque de l'innovation et du changement climatique", a expliqué M. Fayolle.

Il a précisé que 42% des prêts finançaient l'innovation. Par ailleurs, "deux projets sur trois financés en France l'an dernier avaient une composante climat dans leur objet", selon l'institution.


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