Guerre au Moyen-Orient: Londres met en garde contre l'impact sur l'inflation

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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La ministre britannique des Finances Rachel Reeves a prévenu lundi que la guerre au Moyen-Orient risquait de relancer l'inflation, avec l'envolée des cours des hydrocarbures, qui font craindre une crise économique majeure.

"L'impact économique de la situation au Moyen-Orient dépendra, bien sûr, de sa gravité et de sa durée", a-t-elle déclaré devant le Parlement.

Mais "les mouvements que nous avons déjà observés risquent d'exercer une pression à la hausse sur l'inflation dans les mois à venir", a ajouté la ministre, qui a participé lundi à une réunion des ministres des Finances du G7.

Le Royaume-Uni affiche les prix de l'énergie parmi les plus élevés d'Europe, notamment en raison de sa dépendance persistante au gaz --dont le prix a presque doublé depuis le début de la guerre. Le pétrole a lui gagné environ 40%.

"Une désescalade rapide au Moyen-Orient reste la meilleure façon de nous protéger contre la hausse des factures d'énergie", a estimé Mme Reeves, promettant "d'aider les familles à faire face au coût de la vie".

L'inflation a fortement reculé en janvier au Royaume-Uni, à 3% sur un an, mais reste à un niveau élevé, bien supérieur à l'objectif de 2% de la Banque d'Angleterre.

"Plus cela dure, plus le risque d'un impact sur notre économie, sur la vie de chacun et de toutes les entreprises, est important", a pour sa part déclaré lundi le Premier ministre Keir Starmer lors d'une visite dans un centre communautaire à Londres, disant "surveiller les risques" liés à cette guerre, qui a commencé il y a neuf jours.

Il a affirmé que l'économie et les finances britanniques étaient "plus résilientes" qu'au déclenchement de la guerre en Ukraine, qui avait fait flamber les prix de l'énergie en 2022.

Le chef de l'exécutif a également évoqué lundi les discussions avec les autorités américaines, après que Donald Trump s'en est pris à lui à plusieurs reprises, critiquant notamment le refus de Londres d'autoriser les Etats-Unis à utiliser les bases militaires britanniques pour mener ses frappes initiales contre l'Iran.

"Les discussions avec nos homologues américains ont lieu à tous les niveaux, tout le temps, chaque jour. C'est la nature même de la relation" entre Londres et Washington, a assuré Keir Starmer, qui a échangé par téléphone dimanche avec le président américain, pour la première fois depuis le début de la guerre le 28 février.

Il a toutefois réaffirmé que "les décisions concernant l'intérêt supérieur de la Grande-Bretagne sont des décisions qui reviennent au Premier ministre britannique".

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