La Russie évacue du personnel de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr (Rosatom)

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Des Russes travaillant à la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud de l'Iran, ont été évacués, a annoncé mercredi le chef du groupe Rosatom, après que l'agence atomique iranienne a rapporté qu'une frappe avait touché le site, sans faire de dégâts.

"Aujourd'hui, à 07H20 heure de Moscou (04H20 GMT), 163 personnes ont quitté Bouchehr pour se diriger vers la frontière irano-arménienne", a déclaré à la presse Alexeï Likhatchev, le directeur général du géant russe du nucléaire Rosatom.

La Russie a en partie construit cette centrale et des techniciens russes aident à son fonctionnement.

"Nous sommes profondément indignés par cette manifestation téméraire et irresponsable d'une politique désastreuse", a réagi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. "Il semble que les agresseurs cherchent délibérément à provoquer une catastrophe nucléaire de grande ampleur dans la région", a-t-il ajouté.

Plusieurs dizaines de ressortissants russes avaient déjà été évacués de la centrale dans les premiers jours de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

M. Likhatchev a précisé qu'à ce stade, "quelque 300 personnes" restaient sur le site mais que la Russie avait l'intention de poursuivre les évacuations pour ne laisser que "plusieurs dizaines de personnes directement sur le site".

Il a écarté l'idée d'un départ total des employés russes.

"On ne peut pas simplement planter les pelles dans le sol et partir", a dit M. Likhatchev à des journalistes, dont l'AFP.

L'Organisation iranienne de l'énergie atomique a déclaré mardi soir que la centrale avait été touchée par une frappe, qui n'a pas fait de dégât, accusant les États-Unis et Israël d'en être à l'origine.

Peu après, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a appelé à la "retenue maximale afin d'éviter tout risque pour la sûreté nucléaire en période de conflit".

La centrale, la seule opérationnelle en Iran, avait déjà été frappée la semaine dernière par un "projectile", qui n'avait fait aucun dégât sur l'infrastructure ni blessé personne, selon l'AIEA.

La Russie avait dénoncé une "frappe irresponsable".

Bouchehr a une capacité de production de 1.000 mégawatts, ce qui ne représente qu'une fraction des besoins en électricité de l'Iran. Avant le début du conflit, la Russie était en train de construire deux nouveaux réacteurs sur le site.

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