L'AIE maintient sa perspective d'un marché pétrolier excédentaire

  • AFP
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La récente décision de l'OPEP+ de prolonger l'accord relatif à leur production de pétrole "ne change pas la perspective" d'un marché pétrolier excédentaire, estime l'Agence internationale de l'énergie (AIE) vendredi dans son rapport mensuel. "La décision largement anticipée des ministres de l'OPEP de prolonger leur accord de production jusqu'en mars 2020 (...) ne change pas la perspective fondamentale d'un marché excédentaire", indique l'AIE.

Le rééquilibrage entre l'offre et la demande de pétrole ralentit et l'AIE maintient inchangées ses prévisions de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2019 et 2020. Au premier semestre 2019, l'offre de pétrole a été supérieure à la demande de 0,9 million de barils par jour (Mb/j), selon l'AIE. L'agence précise que ses derniers chiffres "font apparaître un surplus mondial au deuxième trimestre 2019 de 0,5 Mb/j, contre auparavant une prévision de déficit de 0,5 Mb/j".

"Ce surplus s'ajoute au stock important constitué dans la deuxième moitié de 2018 lorsque la production de pétrole avait augmenté juste au moment où la demande commençait à décliner", note l'AIE. "Clairement, le resserrement du marché n'est pas une question dans la période actuelle et tout rééquilibrage semble être repoussé dans le futur", poursuit le rapport.

L'Agence internationale de l'énergie a maintenu ses prévisions de croissance de la demande mondiale à 1,2 Mb/j en 2019, puis 1,4 Mb/j en 2020, compte tenu d'une perspective économique meilleure l'année prochaine. Ce maintien des prévisions annuelles intervient malgré la révision à la baisse de l'estimation de la croissance de la demande mondiale au deuxième trimestre 2019, désormais à 0,8 Mb/j (une baisse de 0,45 Mb/j par rapport à la précédente estimation).

Cette situation a plusieurs causes, selon l'AIE: la demande a ralenti en Europe, la croissance a fondu en Inde en avril et mai, et la demande de carburants est en baisse aux Etats-Unis par rapport à l'année dernière. Au premier trimestre, la croissance de la demande mondiale a été estimée à 0,4 Mb/j, le niveau le plus bas depuis la fin 2011.

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