- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole tergiversent vendredi, les échanges de frappes au Moyen-Orient dans la nuit, qualifiés de "broutille" par Donald Trump, ayant un peu émoussé l'optimisme sur les "grand progrès" dans les négociations avec l'Iran revendiqués par Washington cette semaine.
Vers 09H25 GMT (11H25 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, cédait 0,37% à 99,69 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, perdait 0,82% à 94,03 dollars.
Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz.
"Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J'appelle ça une broutille", a déclaré le président américain à des journalistes, ajoutant que, selon lui, le cessez-le-feu était toujours en vigueur.
Le commandement militaire iranien a de son côté accusé l'armée américaine d'avoir violé le cessez-le-feu en attaquant des navires à proximité du détroit d'Ormuz.
Et vendredi matin, la défense aérienne des Emirats arabes unis est en action face à des drones et missiles tirés, selon leur ministère de la Défense, depuis l'Iran.
Ces nouveaux développements ont fait initialement remonter de quelques dollars les cours de l'or noir, qui baissaient fortement depuis mardi.
Mais les investisseurs "à tort ou à raison", estiment encore "qu'une forme de cessez-le-feu, durant lequel le détroit (d'Ormuz) serait rouvert et les blocus levés, est imminent", explique Tamas Varga, analyste chez PVM, ce qui continue de contrebalancer la réaction haussière vendredi.
Pourtant "il est difficile d'imaginer que l'Iran accepte quoi que ce soit qui s'approche ne serait-ce qu'un peu de ce que propose le mémorandum", affirme Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management, en référence au protocole "d'accord en une page visant à mettre fin à la guerre" dont a fait état le site américain Axios et qui a lancé cette vague d'optimisme sur le marché.
Selon le média, l'Iran devrait notamment "s'engager à un moratoire sur l'enrichissement nucléaire" et les deux parties devraient enlever leurs restrictions entourant le transit par le détroit d'Ormuz.
Les analystes se montrent donc plus sceptiques que le marché: "il ne faut pas se montrer trop optimiste quant à la conclusion d'un accord dans l'immédiat", notait jeudi Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB, soulignant que les déclarations publiques iraniennes n'étaient pas alignées avec celles des Etats-Unis.
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