- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole ont pris de la vitesse vendredi, Donald Trump ayant affirmé la veille qu'une "armada" navale américaine était en route pour le Golfe, maintenant la pression sur l'Iran et faisant craindre pour l'approvisionnement en or noir.
"Le marché rebondit (...), car la situation iranienne est de nouveau d'actualité", résume auprès de l'AFP Robert Yawger, de Mizuho USA.
Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l'Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, mais il avait semblé revenir sur cette menace la semaine dernière après avoir assuré que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants.
"Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où", a-t-il déclaré jeudi à des journalistes à bord de l'avion présidentiel Air Force One.
Ces nouvelles déclarations ont "ravivé les inquiétudes concernant les risques liés à l'approvisionnement chez un important producteur", de brut résume Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.
"On parle d'une production d'environ 3,3 millions de barils par jour" depuis l'Iran, abonde M. Yawger.
Téhéran est l'un des dix premiers producteurs mondiaux de brut, d'où la crispation des opérateurs.
Une intervention militaire dans cette région ferait grimper considérablement le risque pour l'ensemble des barils qui transitent par le détroit d'Ormuz, soit environ 20% de la production mondiale.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, prenait 2,84% à 65,88 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a gagné 2,88% à 61,07 dollars.
En parallèle, le cours du gaz naturel continue d'évoluer à des sommets "en raison de la vague de froid attendue" aux États-Unis, remarque Robert Yawger.
Des dizaines de millions d'Américains se préparent vendredi à affronter une tempête hivernale massive, qui balayera les Etats-Unis des Grandes plaines du centre jusqu'aux métropoles de la côte Est.
Pour le météorologue Ryan Maue, "les 10 prochains jours d'hiver seront les pires depuis 40 ans à travers les Etats-Unis".
"Non seulement la demande va être incroyablement élevée en raison de cette vague de froid, (...) mais en plus la production américaine risque d'être paralysée" par le froid, a expliqué jeudi auprès de l'AFP Eli Rubin, d'EBW Analytics Group.
Le gaz naturel américain a atteint jeudi un plus haut depuis 2022, à 5,6500 dollars par million de British thermal unit (BTU). Vendredi, vers 19H45 GMT, il prenait 4,26% à 5,260 dollars.
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