- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole ont terminé sans grand changement vendredi, la tenue de pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran n'ayant pas suffi à décrisper les opérateurs, qui continuent de craindre des perturbations dans l'approvisionnement mondial en brut.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, a pris 0,74% à 68,05 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, a gagné 0,41% à 63,55 dollars.
Sur la semaine, la tendance est quelque peu baissière.
"À l'approche des négociations" entre Washington et Téhéran, "les prix du pétrole avaient subi des pressions" à la baisse avec "l'espoir d'un apaisement du conflit", souligne Barbara Lambrecht, de Commerzbank.
Les discussions directes de vendredi à Oman - les premières depuis les frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens en juin - n'ont toutefois pas débouché sur des annonces susceptibles de diminuer les craintes des investisseurs.
Evoquant "une atmosphère très positive", le ministre iranien des Affaires étrangères a dit espérer que Washington s'abstiendrait de toute nouvelle "menace" pour que les pourparlers puissent se poursuivre.
Les Etats-Unis ont toutefois annoncé de nouvelles sanctions contre l'Iran, visant deux personnes et 14 navires de la flotte fantôme liés au commerce illicite de pétrole, juste après la tenue de ces discussions.
Cela laisse présager "qu'il n'y aura pas de résolution rapide", estime Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.
Pendant ce temps là, "les navires de guerre américains sont toujours présents au coeur de cette zone sensible pour l'approvisionnement mondial en pétrole", souligne l'analyste.
En plus d'être l'un des dix principaux producteurs de pétrole au monde, l'Iran est riverain du détroit d'Ormuz, par lequel transite 20% de la production mondiale.
Par conséquent, le risque d'une escalade militaire dans cette région fait gonfler les prix de l'or noir.
En parallèle, le marché attend les nouvelles prévisions pour les prochains mois des principaux acteurs du secteur, qui doivent être annoncées dans les jours à venir.
"Compte tenu du temps froid, elles devraient revoir à la hausse leurs prévisions concernant la demande mondiale de pétrole pour l'année en cours, tandis que les prévisions de production devraient être revues à la baisse en raison de nombreuses interruptions", anticipe Barbara Lambrecht.
De quoi soutenir un peu plus les cours.
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