- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole sont en hausse vendredi, Donald Trump ayant affirmé jeudi qu'une "armada" navale américaine était en route pour le Golfe, ce qui renforce la pression sur Téhéran et ajoute un risque sur l'approvisionnement de cette région cruciale pour l'or noir.
« Beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction »
Vers 09h30 GMT (10h30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, prenait 1,09% à 64,76 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 1,16% à 60,05 dollars.
"Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où", a déclaré le président américain jeudi à des journalistes, ajoutant toutefois qu'il préférerait "que rien ne se passe, mais nous les surveillons de très près".
S'il a déjà menacé de frapper l'Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, il avait semblé revenir sur cette menace la semaine dernière, assurant que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants.
Ces nouvelles déclarations ont "ravivé les inquiétudes concernant les risques liés à l'approvisionnement chez un important producteur de l'Opep", résume Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.
Risque autour du détroit d'Ormuz
L'Iran, membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, est l'un des dix premiers producteurs mondiaux de brut. Une intervention militaire dans cette région ferait grimper considérablement le risque pour l'ensemble des barils qui transitent par le détroit d'Ormuz, soit environ 20% de la production mondiale.
La géopolitique a dominé l'évolution du marché pétrolier depuis le début de l'année. Les investisseurs tentant de se positionner entre montées des tensions (au Venezuela, sur le Groenland ou en Iran) et accalmies relatives.
En outre, le Kremlin a annoncé vendredi une réunion trilatérale avec Ukrainiens et Américains aux Emirats arabes unis dans la journée, qui s'inscrit dans les négociations sur la guerre en Ukraine.
Une résolution du conflit permettrait, en cas de levée des sanctions américaines, à la Russie d'exporter plus facilement son pétrole, ce qui serait baissier pour l'or noir.
Mais le marché se montre très prudent, car les négociations durent depuis des mois et "il ne semble pas qu'une solution soit en vue tant que la Russie exigera le transfert du territoire ukrainien dans le Donbass", souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
