Des États-Unis ébranlés par leur offensive de « domination énergétique » ?

Patrice Geoffron, Professeur à l’Université Paris-Dauphine

Professeur d'Economie, Université Paris Dauphine – PSL

Un an s’est écoulé depuis que Donald Trump a prêté serment pour son second mandat. Sa campagne de 2024 s’était construite sur la promesse du « retour de l’abondance ». L’un des engagements était de diviser par deux les factures énergétiques des Américains en douze à dix-huit mois, en « libérant » les hydrocarbures des réglementations de l’administration Biden. Un an après, le bilan d’étape de cette politique énergétique révèle un contraste saisissant entre promesses et réalités.

L’exploitation massive des énergies fossiles a effectivement battu des records, faisant des États-Unis le premier producteur et exportateur mondial de pétrole et de gaz. Mais cette « domination énergétique » se construit aux dépens des ménages et des entreprises américaines, qui font face à des coûts en nette hausse, à rebours des espoirs suscités. Analyse d’un piège économique qui se referme sur la base électorale du président républicain et résonne mal avec les promesses de l’America First.

Le retour de l’inflation

Le 20 janvier 2025, jour de son investiture, le nouveau président signait une déclaration d’« urgence énergétique nationale ». Ce texte a activé des leviers d’exception, notamment pour contourner les études d’impact environnemental. L’offensive s’est poursuivie avec le One Big Beautiful Bill Act, promulgué en juillet 2025, qui a enclenché le démantèlement de l’Inflation Reduction Act (IRA), ciblant les subventions à l’éolien et au solaire.

L’idée maîtresse de ces trumponomics était que la suppression de ces subventions, couplée à une dérégulation massive, permettrait de baisser le prix des « vraies énergies », c’est-à-dire les fossiles. Pourtant, le ruissellement de cette abondance vers les ménages s’est brisé sur deux écueils : l’intégration mondiale des marchés et la révolution de l’IA.

Les chiffres de l’inflation publiés par le Bureau of Labor Statistics pour l’année 2025 dessinent un tableau problématique. Une baisse est certes enregistrée sur les carburants liquides (- 7,5 % sur 12 mois), mais sans rapport avec ce qui avait été promis (passer de 3 à 2 $, entre 2,54 et 1,69 €, le gallon, soit une baisse d’un tiers). L’administration Trump ne manque évidemment pas de mettre en scène la baisse (même timide) de cet indicateur qui s’affiche en lettres néon au bord des routes. Mais, dans l’intimité des foyers, l’inflation énergétique est douloureusement ressentie. Sur la même période, l’électricité a augmenté de 6,3 % et le gaz naturel de 9,8 %.

Les États républicains en première ligne

L’organisation Public Citizen estime que, sur les neuf premiers mois de 2025, les consommateurs américains ont payé 12 milliards de dollars (plus de 10 milliards d’euros) de plus pour leur gaz par rapport à 2024. Ce choc frappe de plein fouet les États du Nord et du Midwest, souvent des bastions électoraux clés pour les républicains, où l’hiver 2025-2026 est particulièrement rude.

Ces tensions sont d’autant plus aiguës que la Maison-Blanche a également rendu plus difficile l’accès des Américains aux aides, avec la suppression de crédits d’impôt pour les améliorations énergétiques des logements visant à réduire les coûts. Elle a également restreint le programme d’aide énergétique aux ménages à faibles revenus (LIHEAP), qui soutenait chaque année 6 millions de familles américaines pour le paiement de leurs factures. Le programme a survécu, mais il a été considérablement entravé après que l’administration avait licencié l’ensemble du personnel du LIHEAP, dès le début du mandat.

L’importation de la volatilité mondiale

La politique d’exportation produit des effets mécaniques, à rebours des promesses présidentielles de baisse des factures énergétiques. Sous l’administration précédente, un moratoire et des contraintes logistiques limitaient les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL). Donald Trump, en levant tous les freins à l’exportation dès janvier 2025 et en inaugurant de nouveaux terminaux sur la côte du Golfe du Mexique, a contribué au bond des exportations de près de 25 % en un an. Mais, cela a une conséquence : le prix du gaz américain ne dépend plus seulement de facteurs locaux, mais de la demande à Paris, Berlin ou à Shanghai.

En voulant faire des États-Unis la « superpuissance énergétique », l’administration a importé la volatilité mondiale sur le sol américain. Et le pire est à venir, car si l’Energy Information Administration (EIA) prévoit une pause en 2026, les prix de gros du gaz pourraient croître de… 33 % en 2027 (avec la mise en service de nouvelles infrastructures d’exportation).

Ce dilemme révèle l’impossibilité à maximiser la rente d’exportation des producteurs et tout en protégeant les consommateurs locaux d’une hausse de prix. Entre les profits de l’industrie gazière (soutiens majeurs du Parti républicain) et le pouvoir d’achat des ménages, la politique a tranché en faveur des premiers, créant une tension interne au sein même de la coalition trumpiste, entre les « globalistes » de l’énergie et les « localistes » du pouvoir d’achat.

Voracité électrique des data centers

Le prix de l’électricité est à la fois tiré vers le haut par celui du gaz et par les besoins de l’IA, qui a cessé d’être virtuelle pour devenir un problème d’infrastructure physique lourde. Les data centers nécessaires pour faire tourner les modèles de langage et le cloud computing sont devenus de nouveaux ogres énergétiques, de sorte que la demande électrique de ce secteur est en train de doubler, voire de tripler dans certaines régions

Et le réseau électrique américain, déjà vieillissant, sature par endroits. La loi de l’offre et de la demande joue à plein face à une capacité de production qui peine à suivre et des goulets d’étranglement dans les lignes à haute tension, de sorte que les prix de gros s’envolent. Selon l’EIA, la moyenne des prix de gros régionaux a augmenté de 23 % en 2025, progression qui pourrait se poursuivre à hauteur de 8 % en 2026.

La responsabilité de l’administration Trump est, a minima, engagée par omission. En supprimant les incitations aux énergies renouvelables, elle a réduit le déploiement de nouvelles capacités rapides à installer (solaire, éolien, batteries). Et le One Big Beautiful Bill Act a créé un attentisme chez les investisseurs verts, alors même que la demande explosait. Pour combler le trou, le réseau s’est tourné vers les solutions de dernier recours, souvent les plus chères à opérer dans un contexte de prix du gaz croissant.

Le retour du charbon

Face à la pénurie, les États-Unis ont également réactivé leur assurance-vie du XXe siècle : la production électrique charbonnière a augmenté de 13 % en 2025, une première après des années de déclin. Des centrales thermiques qui devaient fermer ont été prolongées par décrets. Si cela a permis d’éviter des black-out majeurs, ce choix a un coût, car le charbon n’est plus l’énergie « bon marché » d’antan. Extraire, transporter et brûler du charbon dans des centrales en fin de vie, coûte cher, surtout comparé au coût marginal nul du solaire. D. Trump, habile à orchestrer les symboles, a même obligé le Pentagone à signer un contrat d’approvisionnement en électricité produite au charbon. Sans surprises, ce retour du charbon a fait repartir les émissions de CO₂ à la hausse (+ 2,4 % en 2025).

Autre contradiction : la promesse de réindustrialisation reposait sur un avantage compétitif majeur : une énergie abondante et à prix cassé par rapport à l’Europe ou l’Asie. Or, cet avantage s’érode avec un gaz plus cher et une électricité volatile, les secteurs électro-intensifs (acier, aluminium, pétrochimie, engrais) voient leurs atouts érodés, d’autant que les droits de douane rehaussent le coût de certaines matières premières importées. L’incertitude réglementaire créée par l’abolition de l’IRA réduit, en outre, la capacité des industriels à signer des contrats d’achat d’énergie verte à long terme, qui leur offrent une visibilité sur quinze ou vingt ans.

Des gagnants et des perdants

Cette crise énergétique ne frappe pas les États-Unis de manière uniforme. Une géographie des tensions sur les prix émerge, débouchant sur des tensions politiques régionales. Les États du Sud-Est (comme la Floride ou la Géorgie), très dépendants du gaz naturel pour leur électricité et historiquement réticents aux renouvelables, subissent les hausses les plus fortes. 

À l’inverse, des États comme l’Iowa ou le Kansas, qui ont massivement investi dans l’éolien au cours de la décennie précédente, ou la Californie avec vaste parc solaire, amortissent mieux le choc. Bien que l’électricité californienne reste chère dans l’absolu, ses prix ont tendance à se stabiliser voire à baisser légèrement grâce à la pénétration massive des renouvelables, à rebours de la tendance nationale.

France 24, 2026.

Cette disparité met à mal le récit national unifié de D.Trump. Les gouverneurs républicains des États producteurs (Texas, Louisiane) se félicitent du boom économique local lié aux exportations. Simultanément, les élus du même parti dans les États consommateurs doivent répondre à la colère de leurs électeurs, confrontés aux factures qui flambent.

Vers une « gilet-jaunisation » états-unienne ?

À l’orée de 2026, l’administration Trump se trouve face à une impasse stratégique. Le pari de la baisse des prix par la seule production fossile a échoué car il a ignoré le levier de la demande (sobriété et efficacité énergétique) et la réalité des marchés internationaux. Politiquement, le danger est réel, car l’inflation énergétique nourrit un sentiment de déclassement et d’injustice. Tyson Slocum, directeur du programme énergie de l’organisation Public Citizen, résume la situation :

« La priorité donnée par Trump aux exportations de GNL est directement en contradiction avec les efforts pour rendre l’énergie abordable. Les coûts énergétiques des ménages ont grimpé trois fois plus vite que l’inflation générale. »

Même si le pouvoir cherche à reporter la responsabilité sur les responsables démocrates, le slogan « Drill, baby, drill » risque de virer au « Pay, baby, pay »…

Pour sortir du piège, Donald Trump devra peut-être commettre l’impensable pour son camp : admettre que dans un monde globalisé et numérisé, l’indépendance énergétique et les prix bas ne passent plus seulement par des puits de pétrole et de gaz, mais aussi par la maîtrise de la demande, la modernisation des réseaux et, ironiquement, ces énergies renouvelables qu’il met toute son énergie à démanteler.

Sous pression, le pouvoir trumpiste pourrait également décider de réduire les volumes d’exportation de gaz, notamment vers l’Europe qui en est la principale destination, revenant aux racines de l’America First. Motivation essentielle de l’effort de décarbonation dans l’Union européenne (UE), pour réduire ces menaces sur la sécurité d’approvisionnement, et sortir de la zone de domination énergétique américaine.

Sources / Notes

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation

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Commentaire

Hervé
Pour résumer, Vu que les états unis ont augmenté leurs exportations d'énergie, augmenté leurs industires (entre autres par le demenagement des majors européeens de la chimie aux US...), et en sus l'augmentation exponetielle de l'IA, tout cela à freiné (temprairement?) la baisse des couts des energies locales du fait de leur raréfaction. OK. Cepandant, comparativement à l'Europe, qui fait fuir ses industriels, et qui a signé l'achat de 750 milliards de GNL americain hors de prix, on a quelques raisons de penser que sur le long terme, le peuple américain s'en sortira mieux que les peuples d'europe de l'ouest qui vont se prendre une gamelle économique impressionnante... Qui vivra verra...
Thomas
En faisant fuir en Asie et en Europe l'industrie naissante de la batterie Américaine, et en empechant systématiquement le développement des technologies décarbonnées stratégiques (sauf nucléaire) ; je ne crois pas que le futur industriel Américain soit plus viable que l'Européen.
Hervé
Le bas carbone est une lubie ecolo européene, mais à l'échelle mondiale je ne crois pas que cela représente un atout à court terme. Trump fait du pognon avec ce qui rapporte à court terme, et il laissera la concurence s'épuiser dans leurs réves, puis quand tout cela aura fait faillite, il récuperera ce qui a encore de la valeur pour pas cher.
Europe First
L'Europe n`a pas de pétrole mais avec le nucléaire, les renouvelables (diverses technologies qui sont maintenant matures et bien meilleur marché que le pétrole), le biogaz, etc. elle pourra rapidement s'en passer (comme les chinois d'ailleurs trés actifs dans les renouvelables) et ne plus dépendre de la russie, des Usa et des pays du golfe.
Hervé
Pour résumer, Vu que les états unis ont augmenté leurs exportations d'énergie, augmenté leurs industires (entre autres par le demenagement des majors européeens de la chimie aux US...), et en sus l'augmentation exponetielle de l'IA, tout cela à freiné (temprairement?) la baisse des couts des energies locales du fait de leur raréfaction. OK. Cepandant, comparativement à l'Europe, qui fait fuir ses industriels, et qui a signé l'achat de 750 milliards de GNL americain hors de prix, on a quelques raisons de penser que sur le long terme, le peuple américain s'en sortira mieux que les peuples d'europe de l'ouest qui vont se prendre une gamelle économique impressionnante... Qui vivra verra...
Rochain Serge
A vouloir ignorer les renouvelables, Trump choisi délibérément de l'énergie chère et s'étonne de l'insatifaction des consommateurs.
Goldorak
ce n'est pas ce que dit l'article, et ça me rapelle furieusement dans un registre similaire les anti-nucléaires en France qui voulait fermer tout le nucléaire alors que c'est un non sens écologique et économique.
Rochain Serge
"faisant des États-Unis le premier producteur et exportateur mondial de pétrole et de gaz. Mais cette « domination énergétique » se construit aux dépens des ménages et des entreprises américaines, qui font face à des coûts en nette hausse, à rebours des espoirs suscités. " AH? ce n'est pas ce que dit l'article ?
Freudon Saké
La meilleure énergie est celle que l'on ne consomme pas…
Et le CO₂ est une matière première qu'il faut absolument valoriser.
C'est faisable pour des bâtiments devenant autonomes et c'est la plus grosse part de la consommation énergétique, donc ça devrait être la priorité, mais l'idéologie mondialiste se focalise sur les voitures des particuliers et l'aérien.
C'est cette même idéologie mondialiste qui veut des EPR pour des data centers, pour l'IA, alors que cette dernière est indispensable pour la Défense et la recherche, mais pas du tout pour le pékin moyen.
J'attends de voir avec impatience les armées de clones des 'grandes écoles' au service des seigneurs Shit, devenir des gilets jaunes parce que l'IA va leur piquer leur boulot.
Fuite en avant de foldingues orgueilleux qui pensent avoir le contrôle, tel Macron en Inde, souriant en étant coincé entre Lula et Modi, deux grands amis de Poutine, pendant que Framatom fait son sale business avec Rosatom…
Concernant le cloud, le particulier doit pouvoir mettre à l'abri de la destruction physique des documents importants, mais au-delà d'un certain volume de données, il doit être taxé.
Quant à l'IA, en dehors de la Défense et de la recherche, elle doit être interdite dans les entreprises et pour la création artistique.
C'est l'image, la vidéo, la musique qui génèrent le plus de data.
En quoi est-ce que c'est utile de faire un film, un jeu, avec l'IA ? Est-ce que cela a du sens ?
Ce n'est pas une économie de coûts, c'est de l'hyperinflation pour toute la société, l'énergie et l'informatique étant indispensables, l'emploi des individus également, et ce n'est en aucun cas une destruction créatrice.
L'IA, les EPR, le réseau à 200 milliards, les antennes-relais qui gâchent les paysages et la vie des gens comme autant d'éoliennes, sont des thèmes majeurs de la présidentielle !
Et le CO₂ est une matière première qu'il faut absolument valoriser.
Il y a une marche arrière sur les véhicules thermiques, mais apparemment pas sur les VE et la digital society, gouffre sans fond de désolation.
Hervé
Concernant l'IA, on disait pareil des ordinateurs il y a quelques temps, des tracteurs quelques temps avant,... et c'est vrai que le monde est bouleversé par tout cela, en bien et en mal. Le paysan est maintenant seul dans son tracteur au milieu de champs immenses, d'ou il peut contempler la beauté des éoliennes qui servent à décorer les champs. Les armées de secretaires ont disparu, tout comme les opératrices des centraux telephoniques... Cepandant, je ne crois pas qu'on puisse stopper le progrés. ( Le terme "progrés" serait discutable au vu de certaines des consequences... ). Les temps changent et ont toujours changé. C'est la vitesse à laquelle il change qui est plus le probleme. On commence à voir des service de location d'humains pour aider les IA dans leur travail... Qu'est ce que ça donnera, je ne sais pas, mais notre civilisation semble avoir du mal a s'adapter à ces changements.
Freudon Saké
On peut encadrer les utilisations et n'autoriser que ce qui est utile, je vois aux infos, une ia pour minimiser les déchets des cantines belges, je pense qu'un simple logiciel serait suffisant.
Hervé
l'IA a un énorme potentiel pour extraire les causalités d'une grosse masse de données. Bien mieux que des statistiques conventionnelles qui doivent être pré orientées. L'IA a d'abord percé dans le médical ou elle est fort utile. Réglementer reviens à sovietiser le bazzard, ca va brider les bonnes choses sans trop gêner le mauvais... C'est complexe à mettre en oeuvre, et facillement contournable par les gens mal intentionnés. Je crois que, comme on l'a toujours fait, il faut apprendre à vivre avec son temps.
Albatros
Ne pas oublier la débile politique "protectionniste" des tarifs douaniers. Pour expliquer l'inflation, il n'y a pas que l'énergie... En tous cas, chez nous, la "politique climatique" est directement une des causes majeures de l'augmentation des prix de l'énergie et de la désindustrialisation, c'est une quasi-certitude.
Goldorak
Ce n'est pas parce que notre politique climatique est largement discutable, qu'une politique climatique est inutile. Une bonne politique climatique aurait déjà été de ne pas laisser EDF se faire bouffer par l'ARENH
Albatros
Je ne dis pas le contraire et j'oserais demander une politique climatique intelligente qui ne soit pas suicidaire. Apparemment c'est trop...
Freudon Saké
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-l-ia-agentique-se-heurte-a-la-realite-des-couts-99471.html

Extrait :

"Une structure de coûts complètement nouvelle Même lorsque les projets pilotes semblent apporter une réelle valeur ajoutée, des contraintes économiques freinent souvent leur expansion. Les systèmes agentiques consomment par exemple les ressources de manière très différente des logiciels d'entreprise traditionnels. Chaque tâche autonome peut déclencher de multiples étapes de raisonnement, appels d'outils, tentatives et validations. « À mesure que les workflows se complexifient, ils consomment de plus en plus de jetons », précise Jeremy Ung. « Et avec l'évolution vers des workflows agentiques, la consommation de ressources augmente encore davantage pour permettre un fonctionnement indépendant. » Ce système rend les coûts volatils et difficiles à anticiper. La tarification basée sur les jetons fluctue en fonction du comportement des agents, et non de la capacité, ce qui perturbe les équipes finance habituées à des dépenses prévisibles. Les conseils d'administration s'interrogent également de plus en plus sur les raisons pour lesquelles les coûts de l'IA s'apparentent progressivement à des dépenses d'exploitation sans limite plutôt qu'à des investissements cadrés avec des rendements définis.

Anushree Verma du Gartner souligne que de nombreuses organisations sous-estiment les coûts de ces environnements, car elles appliquent aux systèmes agentiques des hypothèses de calcul de coût issues de la genAI. « Elles se basent encore sur des critères simplistes, qui ne sont pas adaptés aux IA agentiques », explique-t-elle. « Dès que l'on ajoute des orchestrateurs, des couches de gouvernance et des agents multiples, les coûts explosent. » En conséquence, certaines organisations restreignent délibérément leur champ d'action, tandis que d'autres gèlent complètement leur expansion jusqu'à ce que la maîtrise des coûts soit plus efficace."

La consommation électrique des data centers explose, tirée par l'IA et le cloud. Elle devrait doubler au niveau mondial d'ici 2026 (jusqu'à 1050 TWh). En France, elle pourrait tripler d'ici 2035, atteignant 23 à 28 TWh. Cette hausse, de +12% par an, pose un défi majeur pour le réseau.

La consommation mondiale d'eau des data centers, dopée par l'IA, est en forte croissance, atteignant 560 milliards de litres en 2023 et risquant de doubler d'ici 2030 (1 200 milliards). Un data center de 1 MW peut consommer 25,5 millions de litres par an pour le refroidissement, avec une moyenne de 0,15 à 0,5 L/kWh.

Votre pyramide de Ponzi ne capitalise rien, elle est hyper inflationniste et ne produit que la dette, qui ne sera jamais remboursée, puisque c'est aussi l'autoroute directe pour l'Apocalypse.
Freudon Saké
J'ai écrit cette semaine, Apocalypse, hyperinflation, Dette, cadres devenant gilets jaunes...
je ne suis pas un institut de recherche, mais ce qui va arriver est plus que prévisible !
Ce rapport vient de tomber aujourd'hui :
https://www.blick.ch/fr/monde/us-un-rapport-sur-lia-revele-le-risque-dune-crise-economique-id21733233.html
Les géniteurs de l'apocalypse doivent être comptables sur leurs biens propres et condamnés au pénal, pour les milliers ou millions de morts que l'hyper crise qu'ils s'acharnent à créer, va provoquer.
Meutres de masse avec préméditations entre pourris œuvrant en bandes organisées.

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