- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le Royaume-Uni s'est engagé à réduire de 87% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2040, a annoncé mardi le ministère britannique de l'Energie, une étape intermédiaire supplémentaire vers son objectif de neutralité carbone en 2050.
Ce nouvel engagement juridiquement contraignant, qui calcule cette baisse par rapport aux émissions de 1990, suit la recommandation du Climate Change Committee (CCC), un organisme indépendant chargé de conseiller le gouvernement, et devra être approuvé par le Parlement britannique.
Fin 2024, la baisse des émissions avait atteint 50,4% dans le pays, tous gaz à effet de serre compris, selon cette organisation.
Le Royaume-Uni s'était déjà engagé à réduire de 68% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, et "d'au moins 81%" d'ici 2035, avait indiqué l'an dernier le Premier ministre Keir Starmer, en ligne vers l'objectif final de neutralité carbone - soit des émissions nettes égales à zéro.
Cette annonce intervient alors que le Royaume-Uni "fait face au deuxième choc lié aux combustibles fossiles de la décennie", a déclaré le ministre de l'Energie Ed Miliband, cité dans un communiqué, en référence à l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022 puis à la guerre en Iran depuis fin février.
Le gouvernement détaillera son plan de mise en oeuvre de cet objectif après son approbation par les députés.
Le CCC évoque comme leviers potentiels l'accélération du passage aux voitures électriques, l'installation de pompes à chaleur, ou la baisse de la consommation de produits carnés.
Mike Childs, l'un des responsables de l'association Friends of the Earth, a salué cette décision, tout en dénonçant "l'approche alternative défendue par certaines responsables politiques (britanniques) qui tiennent à imiter le déni climatique de (Donald) Trump".
Le parti conservateur et le parti anti-immigration Reform UK plaident pour l'abandon de l'objectif de neutralité carbone.
L'ex-Premier ministre travailliste Tony Blair a aussi estimé la semaine dernière ne pas comprendre "la logique" consistant à "imposer des coûts à nos propres entreprises et à nos consommateurs pour accélérer la transition vers la neutralité carbone, alors que le reste du monde ne le fait pas".
"Certains préfèrent faire l'autruche et laisser nos enfants affronter les conséquences du dérèglement climatique", a estimé mardi Ed Miliband.