- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole marquent une pause mercredi en attendant des nouvelles des pourparlers entre l'Iran et les États-Unis, qui ont cependant abattu un drone iranien mardi.
« Progrès » des négociations
Le marché affiche une "relative stabilité" en début de séance, "Donald Trump ayant réaffirmé que les négociations (...) progressaient", indiquent les analystes de Mind Energy. Depuis janvier et le vaste mouvement de contestation réprimé dans le sang par le pouvoir iranien, Washington et Téhéran alternent menaces et ouvertures au dialogue.
Vers 11H30 GMT (12H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril grappillait à peine 0,16%, à 67,44 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mars prenait tout juste 0,28%, à 63,39 dollars.
Les cours du brut avaient lourdement baissé lundi à l'annonce de l'ouverture de pourparlers sur le nucléaire entre Téhéran et Washington, susceptibles de mener à l'allégement des sanctions américaines visant le secteur pétrolier iranien. Mais les prix se sont de nouveau envolés après qu'un avion furtif américain a abattu mardi un drone iranien qui s'était approché d'un porte-avions américain dans la mer d'Arabie.
Gros producteur d'or noir, l'Iran est aussi susceptible de bloquer le détroit d'Ormuz, passage clé pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
Discussions probables vendredi
Malgré ces incidents, les pourparlers "restent programmés pour l'instant", a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt, alors que ces derniers jours, les deux pays ont semblé vouloir donner une chance à la diplomatie.
Une source arabe proche du dossier a indiqué à l'AFP que ces discussions auraient "probablement" lieu vendredi, en Turquie. L'Iran aurait demandé aux États-Unis qu'elles prennent plutôt place à Oman, a rapporté Bloomberg mercredi, s'appuyant sur des sources proches du dossier.
Par ailleurs, des chiffres sur l'état des stocks américains, "reflétant fidèlement l'impact de la vague de froid aux États-Unis, ont apporté un soutien" aux cours en début de séance, note Tamas Varga, de PVM Energy.
L'American Petroleum Institute (API), fédération des professionnels américains du secteur, a en effet estimé mardi soir que les réserves de brut avaient diminué d'environ 11,1 millions de barils la semaine dernière aux États-Unis. Les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), attendues plus tard dans la séance mercredi, sont cependant considérées comme plus fiables.