Les patronats allemands, français et polonais appellent l'UE à renforcer le marché unique européen

  • AFP
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Les patronats allemand, français et polonais appellent l'Union européenne à renforcer le marché unique européen en sortie de crise, notamment via l'instauration progressive d'une taxe carbone aux frontières, dans une déclaration commune rendue publique jeudi, en plein contexte de crise entre l'UE et la Pologne.

"Le marché unique européen est un des plus grands succès de l'UE", et le "restaurer après la pandémie n'est pas suffisant. Le renforcement du marché intérieur dans tous les domaines, notamment les services et les données, doit devenir le coeur de la politique européenne", écrivent le Medef, organisation patronale française, et ses homologues polonais Lewiatan et allemand BDI.

En particulier, l'Union européenne "a besoin d'une politique économique et industrielle qui renforce nos activités et assure la compétitivité de nos entreprises", ajoutent-ils dans cette déclaration publiée à l'occasion des 30 ans du Triangle de Weimar, mis en place après la disparition du bloc communiste à l'Est pour favoriser le dialogue entre la Pologne, la France et l'Allemagne.

Le Medef, le Lewiatan et le BDI se disent "engagés" dans la lutte contre le réchauffement climatique, "qui doit aller de pair avec notre compétitivité industrielle".

Par conséquent, ils approuvent la création d'une taxe carbone aux frontières de l'UE (ou mécanisme d'ajustement carbone) "conforme" aux règles de l'OMC, mais à condition qu'elle soit "sectorielle, graduelle et avec une première phase de test".

Par ailleurs, "les investissements dans toutes les énergies de décarbonation doivent être intégrés" dans la future taxonomie verte en cours de définition à Bruxelles. Celle-ci doit dresser la liste des énergies considérées comme vertueuses pour le climat et l'environnement, la France se battant notamment pour que le nucléaire en fasse partie.

Cette déclaration commune est aussi publiée à l'ouverture d'un sommet des 27 dirigeants européens et en pleine crise entre l'UE et la Pologne sur l'indépendance de la justice polonaise et la primauté du droit de l'UE.

Les trois organisations patronales y affirment que "défendre les libertés fondamentales garanties par les traités européens et l'état de droit est crucial pour le fonctionnement des économies de marché".

"Les autorités publiques doivent créer un environnement de confiance pour les citoyens et les entreprises", insistent-elles.

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