- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le gouvernement britannique a annoncé mardi un important paquet de sanctions contre la Russie, ciblant notamment les secteurs énergétique et militaire, au quatrième anniversaire de l'invasion de l'Ukraine.
Ces mesures visent 300 entités, bateaux ou individus, portant à plus de 3.000 les entreprises et personnes liées à Moscou désormais sous sanction britannique.
Parmi les nouvelles cibles figure notamment l'opérateur d'oléoducs Transneft, contrôlé par l'Etat russe et qui transporte plus de 80% des exportations russes de pétrole, selon le communiqué du gouvernement britannique.
Ces sanctions visent également "le réseau clandestin russe de négociants en pétrole", dont 175 entreprises oeuvrant pour le principal opérateur de la flotte fantôme russe.
Ces mesures "décisives" vont "perturber le financement, l'équipement militaire et les sources de revenus essentiels qui soutiennent l'agression russe" a déclaré la ministre des Affaires étrangères Yvette Cooper, citée dans le communiqué et en déplacement à Kiev mardi.
Elle évoque "la plus vaste série" de sanctions adoptées depuis les premiers mois de l'invasion russe.
Selon un rapport publié mardi par le Centre pour la recherche sur l'énergie et la propreté de l'air, un groupe de réflexion finlandais, la Russie exporte actuellement de plus grands volumes de pétrole qu'avant l'invasion de l'Ukraine, qui sont envoyés désormais principalement en Chine, en Inde et en Turquie.
Les sanctions prises mardi visent également des entreprises fournissant du matériel militaire et le programme nucléaire civil de la Russie, ainsi que deux chaînes de télévision géorgiennes - Imedi TV et POSTV - accusées de diffuser de la désinformation prorusse.
Imedi TV a été fondée par l'homme d'affaires Badri Patarkatsishvili, décédé en 2008 au Royaume-Uni et qui s'était opposé à l'ex-président géorgien pro-occidental Mikhail Saakashvili.
Propriété d'une entreprise basée au Royaume-Uni, elle a été vendue récemment à une société de média géorgienne associée à certains des membres de sa direction.
Dans un communiqué publié sur Facebook, Imedi TV a répliqué que les sanctions n'avaient "aucune valeur", tandis que la chaîne publique POSTTV a publié deux émojis souriants sur le réseau social.