- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les Philippines ont déclaré jeudi que l'Iran s'était engagé à permettre aux cargaisons de pétrole du pays de traverser le détroit d'Ormuz pour rejoindre l'archipel, largement dépendant des importations.
"Le ministre iranien des Affaires étrangères a assuré à la ministre (des Affaires étrangères) que l'Iran autoriserait le passage sûr, sans entrave et rapide, par le détroit d'Ormuz, des navires battant pavillon philippin, des ressources en énergie et de tous les marins philippins", a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le président philippin, Ferdinand Marcos, a déclaré la semaine dernière l'état d'urgence énergétique national, affirmant que "toutes les options étaient sur la table" pour le pays de 116 millions d'habitants, en proie à la crise énergétique mondiale provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
Les prix du carburant ont atteint des sommets dans l'archipel depuis que les Etats-Unis et Israël ont lancé des attaques contre l'Iran le 28 février. Téhéran a bloqué de facto le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiales.
Jeudi, le ministère philippin des Affaires étrangères a déclaré qu'une "conversation téléphonique productive" entre la ministre des Affaires étrangères, Theresa Lazaro, et son homologue iranien avait ouvert la voie à des livraisons de pétrole.
L'archipel importe la majeure partie de ses ressources en énergie du Moyen-Orient. Les garanties iraniennes assureront donc "l'approvisionnement régulier des Philippines en pétrole et en engrais, essentiels pour le pays", a salué le ministère des Affaires étrangères philippin.
Mme Lazaro a salué sur la plateforme X un "accord positif sur la sécurité de nos marins et la sécurité de notre approvisionnement énergétique".
La veille, elle avait rencontré l'ambassadeur d'Iran à Manille, afin d'obtenir la désignation officielle des Philippines comme "pays non hostile".
Cette annonce intervient quelques jours après que la Malaisie voisine a déclaré que ses pétroliers seraient autorisés à traverser le détroit d'Ormuz sans payer de péage à Téhéran.
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