- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les Emirats arabes unis ont condamné lundi une attaque iranienne de drones sur un pétrolier appartenant à leur compagnie pétrolière nationale Adnoc dans le détroit d'Ormuz, dénonçant "un acte de piraterie".
Deux drones ont touché le MV Barakah au large des côtes d'Oman sans faire de blessé dans l'équipage, selon un communiqué de la société, qui précise que le navire n'était pas chargé.
"Prendre pour cible la navigation marchande et utiliser le détroit d'Ormuz comme un moyen de coercition économique ou de chantage constitue un acte de piraterie de la part du Corps des gardiens de la Révolution islamique", a estimé le ministère émirati des Affaires étrangères.
L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO avait indiqué plus tôt que des "projectiles inconnus" avaient touché un pétrolier dans la zone dimanche soir.
Abou Dhabi n'a pas confirmé dans l'immédiat qu'il s'agissait du même navire.
Le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, est en grande partie bloqué depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.
Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que la marine américaine allait aider des navires bloqués de pays tiers à travers le détroit d'Ormuz dans le cadre du Project Freedom ("Projet Liberté").
L'Iran a répliqué lundi qu'il attaquerait l'armée américaine si elle s'approchait du détroit d'Ormuz.
Peu après, l'agence de presse iranienne Fars a fait état de deux missiles tirés contre une frégate de l'armée américaine, mais le commandement militaire pour le Moyen-Orient (Centcom) a rapidement démenti qu'un de ses navires ait été frappé.
Le nombre de navires commerciaux présents dans le Golfe s'élevait à 913 le 29 avril, dont 270 pétroliers et une cinquantaine de navires gaziers, selon l'entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine.