Plan de relance : l'association Amorce relève des avancées mais regrette le manque d'aide aux réseaux de chaleur renouvelable

  • AFP
  • parue le

Les collectivités chargées de la gestion des déchets, de l'eau et de l'énergie, réunies dans l'association Amorce, ont salué des "avancées" contenues dans le plan de relance comme le volet consacré à la rénovation des bâtiments, mais regretté le manque d'aide aux réseaux de chaleur renouvelable.

Le président d'Amorce, Gilles Vincent, s'est "félicité, sur certains points, d'avancées proposées par le gouvernement dans le plan de relance", mercredi lors d'une visioconférence de presse. La fédération de collectivités juge notamment comme une "très grande avancée" les montants financiers alloués à la rénovation énergétique des bâtiments et l'augmentation de la part dédiée aux bâtiments publics, a expliqué le délégué général d'Amorce, Nicolas Garnier.

Mais au chapitre de la rénovation énergétique, "le grand absent, c'est la chaleur renouvelable", a-t-il parallèlement déploré. "Il y aura un vrai problème pour la rentabilité des investissements. Il est regrettable qu'on ne mette pas plus d'argent sur les réseaux de chaleur", a estimé Serge Nocodie, vice-président d'Amorce chargé des réseaux de chaleur et des énergies renouvelables.

Son collègue Jean-Patrick Masson, vice-président Énergie et Climat d'Amorce, a de son côté regretté un "déséquilibre au profit de l'énergie électrique" dans les technologies de chauffage. Amorce a jugé positivement le développement de l'économie circulaire dans le plan de relance, approuvant l'augmentation des moyens donnés à l'Ademe (Agence de le transition écologique) et l'accent mis sur la question des plastiques.

Concernant d'autre part la mise en oeuvre de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (Agec), Amorce a rappelé que "les maires sont très isolés" face aux dépôts sauvages. La fédération d'élus a contesté le seuil élevé prévu de 100 tonnes pour le traitement de ces dépôts sauvages: "l'essentiel va échapper" au dispositif, a jugé Nicolas Garnier.

Par ailleurs, sur le dossier du projet d'offre de Veolia sur Suez, deux acteurs majeurs de l'eau et des déchets, le président d'Amorce Gilles Vincent a réclamé un maintien de la concurrence au niveau régional. "Nous dialoguons avec les deux groupes" et "nous souhaitons régionalement une saine concurrence", a-t-il affirmé. "Il faut que la concurrence soit maintenue", a-t-il insisté, en notant que "les engagements de Veolia vont dans ce sens". Mais "nous attendons de voir ce qui va se passer" et "on sera très vigilants", a ajouté M. Vincent.

Ajouter un commentaire

Sur le même sujet