Repsol se félicite de son absence d'exposition directe au Moyen-Orient

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Malgré "les incertitudes" sur le marché du pétrole liées à la guerre au Moyen-Orient, le PDG du géant énergétique espagnol Repsol Josu Jon Imaz s'est félicité mardi de l'absence d'"exposition directe" de son groupe dans cette région.

Reprise de la production à venir au Venezuela

"Nous n'avons aucune exposition directe au Moyen-Orient. Nous n'avons pas d'actifs dans la région", a-t-il rappelé lors d'une conférence avec des analystes et des investisseurs à l'occasion de la présentation du plan stratégique 2026-2028 actualisé de son groupe. "C'est le premier élément positif dans le chaos que nous vivons ces jours-ci", a-t-il poursuivi.

Concernant la flambée des prix de l'or noir observée, "il est vraiment trop tôt pour dire quel va être l'impact" à plus long terme, a-t-il estimé, soulignant néanmoins que cette hausse demeurait à ce stade "nettement inférieure à ce que nous avons vécu en 2022 en Europe", dans la foulée du déclenchement de l'invasion russe à grande échelle de l'Ukraine.

Face aux analystes et à des investisseurs, Josu Jon Imaz a par ailleurs annoncé que Repsol avait reçu "il y a dix jours (...) toutes les licences" nécessaires de la part de l'administration américaine pour reprendre sa production de pétrole au Venezuela. "Nous en sommes maintenant à la phase d'ajustement" sur les contrats, a-t-il détaillé.

Implanté depuis 1993 dans ce pays d'Amérique du Sud dont le sous-sol renferme les plus grosses réserves d'or noir au monde, Repsol y détient 50% du gigantesque gisement de gaz offshore Perla et est impliqué dans plusieurs projets pétroliers avec l'entreprise vénézuélienne PDVSA, avec environ 150 employés sur place.

« Entre 8,5 et 10 milliards d'euros » d'investissements d'ici 2028

Le 19 février, Josu Jon Imaz avait indiqué que l'entreprise espagnole "se préparait" à reprendre ses activités au Venezuela, après la capture début janvier du président déchu Nicolas Maduro par les forces américaines, disant espérer pouvoir augmenter dans le pays sa production d'or noir "de plus de 50%" au cours "des 12 prochains mois".

Repsol, qui produit dans dix pays du monde, a annoncé mardi investir "entre 8,5 et 10 milliards d'euros" d'ici à 2028, "dont 55% seront alloués à l'Espagne et au Portugal, et 34% aux États-Unis". Au total, "30% (de ces investissements) seront consacrés à des projets bas carbone", a précisé le géant pétrolier dans un communiqué.

Ce paquet d'investissements est en légère baisse en moyenne annuelle par rapport au plan annoncé fin 2020, de 18,3 milliards d'euros d'ici 2025, prévus à l'époque notamment pour se "décarboner" et développer son activité dans les énergies renouvelables.

Dans un communiqué, Repsol a précisé que sa production nette estimée en 2028, excluant le Venezuela, atteindrait "quotidiennement 580 000-600 000 barils équivalent pétrole", dont "40% aux Etats-Unis", l'un de ses marchés "centraux", d'après Josu Jon Imaz.

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