Saint-Gobain double sa capacité de fabrication de laine à souffler pour répondre au marché de l'isolation

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Le groupe de matériaux de construction Saint-Gobain a inauguré vendredi à Chemillé (Maine-et-Loire) une nouvelle ligne de fabrication de laine de verre à souffler, représentant un investissement de 35 millions d'euros, qui double sa capacité en France pour répondre à la croissance rapide du marché de l'isolation.

Ce secteur enregistre "une croissance à deux chiffres en France depuis deux, trois ans", a souligné devant la presse le PDG de Saint-Gobain, Pierre-André de Chalendar. Pour suivre cette vague porteuse, le groupe a décidé de démarrer une nouvelle ligne de fabrication de laine à souffler dans cette usine près d'Angers.

Avec 30 000 tonnes, l'unité devient la plus importante d'Isover, filiale de Saint-Gobain, en France pour ce matériau, qui était déjà produit sur le site d'Orange, d'une capacité de 22 000 tonnes.

Début 2019, le groupe avait dû importer d'Espagne et d'Italie de la laine à souffler pour faire face à la demande, particulièrement dynamique sur l'Ouest et le Sud-Ouest de la France, la zone de marché de l'usine de Chemillé. "Ce produit, qui était très utilisé aux Etats-Unis mais très peu en Europe, est en train de décoller dans de nombreux pays européens", a observé M. de Chalendar.

Saint-Gobain a construit un deuxième four électrique à Chemillé, dédié à la fabrication de laine à souffler, qui a démarré fin août, complétant le premier four qui produit de la laine de verre.

La laine à souffler a pour utilisation principale l'isolation des combles des maisons. Les 30 000 tonnes produites par an correspondent à l'isolation de 100 000 toitures, selon les calculs du groupe.

L'investissement de 35 millions d'euros est le plus important de Saint-Gobain cette année en France, où le groupe investira au total 400 millions d'euros. "L'isolation des bâtiments est la première manière, la plus simple, d'économiser l'énergie", a rappelé le PDG de Saint-Gobain lors de l'inauguration.

Pour M. de Chalendar, cette implantation montre aussi que l'"on peut faire de l'industrie lourde en France" qui "possède beaucoup d'atouts", en termes d'expertise technique et de savoir-faire.

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