Venezuela : PDVSA fait appel aux États-Unis de la vente de la compagnie pétrolière Citgo

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le conseil d'administration aux États-Unis de la compagnie pétrolière Petroleos de Venezuela SA (PDVSA) nommé par l'opposition a fait appel de la vente de Citgo, la filiale américaine du géant public vénézuelien, décidée par la justice américaine, a-t-il annoncé dans un communiqué mardi.

Près de 20 milliards de dettes

Le conseil d'administration de PDVSA ad hoc contrôle Citgo et gère les avoirs de PDVSA à l'étranger placés sous le contrôle de l'opposition depuis le durcissement des sanctions américaines en 2019. Ce que le pouvoir vénézuélien a toujours rejeté. "Le Conseil d'administration de Petroleos de Venezuela, S.A. (PDVSA Ad Hoc) informe" avoir fait appel "le jeudi 8 janvier (...) de la vente judiciaire" de "Citgo approuvée par le tribunal du district du Delaware" fin novembre.

Citgo accumule près de 20 milliards de dettes. Selon la direction d'opposition "le processus de vente aux enchères a été affecté par de graves conflits d'intérêts, des erreurs de droit substantielles et une conception procédurale qui a indûment favorisé certains participants, au détriment de la valeur économique de l'actif et des principes fondamentaux d'équité judiciaire".

"La vente (...) réduit de manière injustifiée la valeur de Citgo de plusieurs milliards de dollars et légitime une procédure qui s'écarte des standards les plus élémentaires d'impartialité", a-t-elle encore ajouté.

Vente « forcée » en décembre

La valeur de Citgo avoisine 10 milliards de dollars, selon une estimation en décembre à l'AFP de Horacio Medina, président du conseil qui contrôle Citgo. Toutefois, les évaluations divergent, certains atteignant jusqu'à 40 milliards.

Les autorités à Caracas, qui ont toujours critiqué la gestion de Citgo par l'opposition, avaient dénoncé sa vente "forcée" en décembre, assurant que "le Venezuela ne reconnaît ni ne reconnaîtra la vente de Citgo".

Le président de l'Assemblée nationale Jorge Rodriguez avait notamment recommandé à l'exécutif de retirer la nationalité à six dirigeants de l'opposition pour le "vol" de Citgo.

Ce feuilleton économico-judiciaire survient alors que le président américain Donald Trump assure qu'il va gérer l'exploitation pétrolière vénézuélienne après avoir capturé le président vénézuélien Nicoals Maduro le 3 janvier au terme d'une opération militaire spectaculaire à Caracas et dans trois autres régions.

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